Le 26 septembre est et restera une date importante à bien des égards. De prime abord, il s’agit de la date d’anniversaire d’une des plus grandes championnes que le sport féminin ait eu à accueillir. Ensuite, grâce à ce petit bout de papier, le Vestiaire du Sport écrit là son 200ème article. Un nombre important qui va ne cesser de s’accroître on vous le promet. Et on a qu’une parole. Je vous propose, quelques jours après la naissance de sa petite fille, une rétrospective de la carrière de l’immense, de l’unique, Serena Williams.

1981 : Serena Jameka Williams est née, il y a 36 ans, le 26 septembre 1981 à Saginaw aux Etats-Unis. 1981 est peut-être l’année la plus importante de l’histoire du tennis. Non pas parce que Borg gagnait Roland Garros et McEnroe Wimbledon et l’US Open, mais parce que cette année-là, le monde du tennis ne savait pas encore que venaient d’émerger deux des plus grandes légendes de l’histoire du tennis. Roger Federer, au mois d’août, et Serena Williams, quelques semaines plus tard.

Serena a trois demi-soeurs et une soeur, qui porte le nom d’une planète et d’une marque de rasoir pour femmes, Venus. Qui, elle aussi, aura réalisé et réalise encore actuellement une carrière plutôt solide.

14 : C’est le nombre de Grands Chelems remportés par Pete Sampras, mais c’est aussi l’âge auquel Serena Williams a joué son premier match sur le circuit professionnel. Précoce la Serena, même si évidemment, on le sait, les filles ont tendance à s’insérer plutôt sur le Tour que les garçons. Elle perdra en qualifications mais qu’importe, le voyage avait commencé.

99 : A Chicago, lors de la saison 1997, elle réalise une performance assez hallucinante. Alors classée au-delà de la 300ème mondiale, elle remporte son premier match sur le circuit WTA puis s’envoie 2 Top 10 (les pauvres Mary Pierce et Monica Seles) avant de perdre en demi-finale contre Davenport, la meilleure joueuse de l’histoire sur Virtua Tennis. Elle finit la saison dans le Top 100, à la 99ème place mondiale.

23 : Et bim, là on entre direct dans le vif du sujet. J’ai des sueurs rien qu’en pensant à la prochaine phrase que je vais coucher. 23, c’est le nombre de titres du Grand Chelem remportés par la Queen Serena. En simple. 7 Australian Open, 3 Roland Garros, 7 Wimbledon et 6 US Open. Excusez du peu. Elle a dépassé Steffi Graff et ses 22 titres. Ne lui reste plus que Margaret Court et ses 24 couronnes. Encore plus impressionnante est l’amplitude de ces titres. En effet, presque 18 années et 3 décennies se sont écoulées entre son premier succès à l’US Open en 1999 et le dernier à Melbourne en 2017. Entre temps, Serena a connu seulement 4 années blanches, 4 années sans Majeur. Si mince, si fou. Et elle a été tellement proche de faire le Grand Chelem en 2015. Remportant cette saison là l’Open d’Australie, Roland Garros, puis Wimbledon, elle avait finalement dû s’incliner en demi-finales chez elle à New York. La pression qui pesait sur elle était tellement importante qu’elle n’avait pas pu aller jusqu’au bout. Mais qu’importe, elle a déjà réalisé tellement…

14 : A ces 23 couronnes en simples, il faut en ajouter 14 en doubles. Toutes gagnées avec sa soeur Venus. Ce total fait de la paire Williams la deuxième meilleure paire de double de l’histoire du tennis féminin. C’est complètement hallucinant. La langue française se retrouve démunie quand il s’agit de décrire l’immensité de ce qu’a réalisé Serena Williams. Rendez-vous compte. Il faut en plus ajouter deux titres en double mixte. Ce qui fait 39 titres du Grand Chelem. Délirant.

4 : Soit le nombre de médailles olympiques glanées par Williams. Toutes en or. 1 en simple et 3 en double. Rien ne lui résiste. Absolument rien.

2002 – 7 – 319 : Non, ce n’est pas le mot de passe du coffre-fort du Vestiaire du Sport. Tous ces chiffres-nombres ont un lien avec la place de numéro 1 mondial. C’est simple. Serena Williams a occupé le trône de numéro 1 pour la première fois le 8 juillet 2002. Elle l’a ensuite récupéré à 7 reprises dont un passage plus que conséquent entre début 2013 et fin 2016. Elle l’a perdu une dernière fois le 14 mai dernier suite à sa grossesse. Au total, Serena aura passé 319 semaines au sommet du classement mondial. Pour vous donner un ordre d’idée, c’est 17 de plus que le recordman chez les hommes, Roger Federer. Presque 15 ans de domination, et ce n’est pas fini. Même Roger ne peut pas se vanter d’un tel fait d’arme.

1 : Un seul titre en Fed Cup, en 1999. Mais il est là, elle peut se targuer de l’avoir dans sa collection. Mais bon, on va pas se mentir. La Fed Cup n’est pas une compétition si importante que ça dans la tête des joueuses. On aurait pu lui pardonner d’avoir fait l’impasse.

84.000.000 : Parce qu’à un moment donné, il faut parler argent. Durant toute sa carrière, Serena a accumulé plus de 84 millions de dollars de gains en tournois. Ok, c’est ce que gagnait Tiger Woods en une année à la belle époque, mais ce total reste impressionnant. D’autant plus que niveau sponsoring, Serena est assez bien lotie avec notamment son énorme contrat avec Nike. En 2017, elle culminait à 19 millions de dollars en contrats sponsoring. Hallucinant pour une sportive. Ce nombre montre l’influence et l’impact qu’a Serena Williams, même en dehors des courts de tennis. Elle fait du bien et a permis de faire évoluer le sport féminin dans sa globalité.

3,09 : Parce que tout ça, c’est bien beau, mais le plus cadeau du monde, elle l’a reçu il y a quelques jours. Un magnifique cadeau de 3,09 kilos nommé Alexis Olympia Ohanian Jr. Si elle est une aussi bonne maman que joueuse, cette petite aura une sacrée belle enfance. Et c’est tout ce qu’on lui souhaite. Congrats and Happy Birthday Serena !! Et comme promis, reviens vite. Melbourne aura besoin de toi en 2018.