« Je ne veux pas trop rentrer dans les détails mais je reviens sur quelque chose de très important pour moi : avoir arrêté l’équipe de France. J’ai décidé de revenir chez les Bleus. Un an après, je reviens sur une décision sur laquelle j’étais catégorique« . On est le 3 août 2005. Un an après avoir annoncé sa retraite internationale, Zinédine Zidane, annonce son retour sur son site Internet. 

Allô ? C’est le Vestiaire du Sport qui te parle.

Après un Euro 2004 un peu compliqué, Zizou et d’autres cadres de l’Equipe de France avaient décidé de prendre leur retraite internationale, laissant derrière eux une équipe jeune et inexpérimentée. Aimé Jacquet, sélectionneur lors de la victoire en 1998, avait exprimé son désaccord suite à ces décisions. Selon lui, ces joueurs n’avaient pas tout donné pour leur pays. Par la suite, les qualifications pour la Coupe du Monde 2006 avaient débuté et pas de la plus belle des manières. Avant le 3 août, les Bleus étaient quatrièmes de leur groupe derrière l’Irlande, la Suisse et Israël. Du fait de cette situation délicate et de plusieurs discussions avec Raymond Domenech, le sélectionneur, (à l’époque où il était encore un minimum respecté par ses joueurs et l’opinion publique) Zizou, emmenant Claude Makélélé avec lui, décide de revenir. Il ne veut pas endosser le costume du sauveur, mais c’est pourtant bien ce rôle-là qu’il va jouer. Dans la foulée, c’est Lilian Thuram qui annonce son retour.

La suite ? On la connaît. 3 victoires et 1 nul et une première place du groupe qui permet aux Bleus de se qualifier directement pour la Coupe du Monde 2006 en Allemagne. Mais pour Domenech, « c’est seulement une étape, la finale c’est le 9 juillet 2006 ». Ah ça, Raymond, crois-nous, on le sait que c’est le 9 juillet 2006. On se souvient tous de ce qu’on faisait à ce moment-là. Après un parcours héroïque et notamment un quart de finale magique remporté contre le Brésil (tous les médias avaient même déclaré que ce soir-là, le plus brésilien de tous sur la pelouse, c’était Zizou), la France retrouve l’Italie en finale. Une panenka et un coup de boule plus tard, c’est Trézéguet qui catapulte son pénalty sur la barre. Pas de deuxième étoile. La France est à terre.

Merci Zizou d’être revenu pour ça. Même si la fin est cruelle, que le chemin fut beau !