On est le 2 juillet 2000 à Rotterdam. C’est aux Pays-Bas pour les gars qui ne sont jamais allés en cours de géographie de leur vie. La France et l’Italie vont s’affronter en finale de l’Euro. 

Allô ? C’est le Vestiaire du Sport qui te parle.

Contexte 

Lors des phases de poule, les Bleus avaient fini 2ème de leur groupe. Deux victoires contre la République Tchèque et le Danemark mais une défaite 3-2 contre les Oranje de l’homme aux lunettes Edgar Davids. Une défaite concédée à Rotterdam, dans le stade qui accueille la finale…

Les italiens de leurs côtés se sont envoyés 3 victoires en 3 matchs au plus petit des calmes. Turquie, Belgique, Suède, même tarif.

En quarts de finale, les Bleus battent l’Espagne 2 buts à 1. Heureusement pour nous, Raul envoie un pénalty sur la lune à la dernière minute. L’essentiel est assuré, une qualification pour le dernier carré. C’est le Portugal qui attend la bande à Zizou. Un match compliqué comme attendu. 1-1 après les 90 premières minutes de jeu. Il faut s’envoyer le terrible but en or. Heureusement pour nos Bleus, il y avait un ange au dessus de leur tête lors de cette campagne. Abel Xavier, le défenseur aux cheveux blancs du Portugal touche le ballon de la main dans sa surface de réparation. Pénalty. Le roi Zidane le transforme. La France est en finale.

Pour les italiens, un quart de finale tranquille contre la Roumanie avec une victoire 2-0. En demies, ce sont les Pays-Bas. Match ultra serré, des pénos ratés dans tous les sens et finalement une séance de tirs aux buts remportés par les rois de la pizza. L’Italie est en finale.

Le match

Composition France : Barthez – Thuram – Blanc – Dessailly – Lizarazu – Vieira – Deschamps – Djorkaeff – Zidane – Dugarry – Henry (il manque un truc on sait, le coaching a été monstrueux)

Composition Italie : Toldo – Cannavaro – Nesta – Iuliano – Pessotto – Albertini – Di Biagio – Maldini – Totti – Fiore – Delvecchio 

On va pas s’étendre pour rien. On va aller à l’essentiel. A la 55ème minute, Delvecchio ouvre le score. Pas bien Fabien. Les bleus se battent. Wiltord, Trézéguet et Pirès entrent en jeu au cours du match. Roger Lemerre il a été monstrueux ce soir-là. Et vous savez pourquoi. 4 minutes de temps additionnel. A la dernière minute, le banc italien est debout, les italiens font la passe à 10. Mais un hors-jeu est sifflé. Barthez joue le coup-franc depuis le camp français. Il trouve la tête de Trézéguet qui dévie le ballon sur Wiltord. Et là il frappe du gauche. Le ballon passe sous Toldo. 1 partout !!!! Les bleus se sauvent et arrachent les prolongations. C’est complètement fou. Sylvain, dès qu’il est en soirée, il se souvient de ce moment, il a les poils comme dirait Garou. Encore le but en or, comme contre le Portugal. Et là, on vous raconte le miracle. C’est là que tu te dis que Dieu existe. Pirès se fait un petit raid solitaire au calme. Il échappe à plusieurs joueurs, pousse son ballon jusqu’à la ligne de corner à droite des cages de Toldo. Il centre en retrait. Et là, attention ! Qui est là ? David ! David qui ? David Trézéguet. Il envoie une reprise de mammouth juste sous la barre (pas comme son péno en 2006). Toldo est crucifié une deuxième fois (même Jésus a pas fait mieux). Les Bleus sont au paradis ! Ils réalisent le doublé Coupe du Monde – Euro. C’est de la pure folie. On sort le champagne !!!

Même 17 ans après, ça nous fait encore vibrer. L’un des plus beaux souvenirs de l’histoire de l’équipe de France de football. Encore merci les gars !