Dans un communiqué officiel des Girondins de Bordeaux datant d’hier, on a pu constater que Cédric Carrasso, gardien emblématique des Girondins, ne sera pas prolongé la saison prochaine. Après huit années passées au sein du club et après avoir effectué un nombre incalculable d’arrêts, ce gardien méritait une meilleure sortie et l’a fait savoir dans une lettre de remerciements aux supporters.

Cedric Carrasso aura porté le numéro 16 des Girondins pendant huit saisons et 313 matchs. Arrivé de Toulouse pour remplacer Ulrich Ramé, néo retraité, le joueur, originaire de Marseille, a tout de suite réussi à faire oublier la rivalité qui pouvait exister entre ces deux clubs et a su faire sa place dès le début. Dès son premier match, il remporte un titre (pas le plus glorifiant certes), le Trophée des Champions en battant Guingamp 2-0. Un deuxième titre en 2013 (Coupe de France) sous l’ère Gillot viendra étoffer une carrière rythmée par des parades décisives.
Dans une lettre adressée aux supporters marines et blancs, Carrasso s’est dit « triste, ému et en colère ». On comprend pourquoi. Quand on sait que ce joueur a tout fait pour rester en Gironde en voulant jouer gardien numéro 1 pendant encore une année puis laisser sa place pour finir numéro 2 avant de devenir entraineur des gardiens et que le club, sachant pertinemment depuis des lustres qu’il ne le conserverait pas, ne lui a pas rendu l’hommage qu’il méritait contre Marseille au Matmut Atlantique, on ne peut qu’approuver le sentiment qu’il ressent.
C’est une très mauvaise nouvelle pour le club et plusieurs supporters ont d’ailleurs fait part de leur colère sur les réseaux sociaux. Pire, c’est clairement un manque d’intelligence et une erreur de communication de la part du club. Qui pourrait avoir envie de signer en Gironde si c’est pour tout donner pour le club, comme l’a fait Carrasso et n’avoir aucun remerciement en retour ?
Benoit Costil, le gardien Rennais est pressenti pour prendre la place de l’actuel gardien des Girondins (encore pour un match) et aura bien du mal à reconquérir le coeur bordelais qui a toujours soutenu et aimé Carrasso.