Aujourd’hui est un jour important pour le basket argentin et la NBA. Un des joueurs les plus emblématiques des dernières années, un des « étrangers » les plus influents et respectés de la ligue, el Manu Ginobili, fête ses 40 ans. En espérant que la crise attende un peu et que sa dernière année avec les Spurs soit la plus belle.

Allô ? C’est le Vestiaire du Sport qui te parle.

L’Argentine natale 

Emmanuel David Ginobili (en vrai, il y a un accent aigu sur le « o » mais flemme de regarder sur un forum comment on fait sur un clavier) est né il y a 40 ans, le 28 juillet 1977, à Bahia Blanca en Argentine. Il a la double nationalité argentine et italienne. Ses deux frères jouent au basket, son père est entraineur de basket, et il est fan de Michael Jordan. Donc devine quoi ? Il a décidé de se mettre au curling sur cailloux. Bah non, t’es con, il a fait du basket. Et plutôt pas mal. Gaucher en plus le bougre. Il évolue dans différents clubs argentins au cours de sa jeunesse avant de bouger en Italie à Bologne, club avec lequel il remporte l’Euroligue en 2001 (c’est en gros la Ligue des Champions du basket). Pourtant, il aurait pu commencer aux Spurs deux ans plus tôt puisque choisi par les Spurs avec le 57ème choix. Mais il ne rejoindra le Texas qu’en 2002. San Antonio, selon les spécialistes, a réalisé le plus beau coup de l’histoire de la draft en récupérant el Manu. Et rétrospectivement, on comprend pourquoi.

Le Texas dans les veines 

Il est l’un des top joueurs européens lorsqu’il rejoint Popovich et les Spurs en 2002. Donc son impact dans la franchise est tout de suite assez important. Même s’il n’est pas tout de suite dans le 5 Majeur, il est influent en sortie de banc. Avec Tony Parker et Tim Duncan, un des plus grands trios de l’histoire se forme. 4 bagues remportées ensemble. 2003 contre les Nets (oui à l’époque, ils étaient au New Jersey et ils avaient plus de gueule) ; 2005 contre les Pistons en 7 matchs ; 2007 et la fameuse branlée contre les Cavs de LeBron ; et enfin 2014 et l’autre branlée contre le Heat de… LeBron James, encore une fois. Ces 4 titres font des Spurs l’une des franchises les plus solides du XXIème siècle. En 2014, ce trio a battu un record historique précédemment détenu par Magic, Cooper et Abdul-Jabbar, soit le nombre de victoires en playoffs. Plus de 110 victoires, c’est ça qu’on appelle un Big Three.

Personnellement, il a été sélectionné 2 fois au All-Star Game en 2005 et 2011. Pourquoi pas plus ? Parce qu’el Manu, c’est pas un grand scoreur, sa meilleure saison statistique étant à 19,5 points par match. C’est un gars au service du collectif qui a d’ailleurs été nommé 6ème homme de l’année lors de la saison 2007-2008.

Une médaille d’or olympique pour la gloire 

Ok, el Manu a la main droite presque pleine avec ses 4 bagues remportées avec les Spurs, mais le plus beau moment de sa vie, c’est certainement la médaille d’or olympique remportée en 2004 à Athènes avec l’Argentine. C’était pourtant pas la folie en poules avec 2 défaites contre l’Espagne et l’Italie. En quarts, les argentins s’en sortent face aux grecs. Et en demies, attention, on a un chaud bouillant Argentine – USA. Team USA a gagné les 3 derniers JO. C’est-à-dire depuis 1992, date à laquelle les professionnels ont été autorisés à jouer aux jeux. Et là, attention le match de titan. Ginobili, quelques semaines après avoir gagné son premier titre NBA, pas du tout touché par la fatigue d’une saison à plus de 100 matchs, nous sort un match d’extra-terrestre et participe à l’impensable : battre les Etats-Unis en match à élimination directe. Victoire 89-81. De la pure folie. L’Argentine ne s’arrête pas là et confirme en battant l’Italie en finale 84-69. Manu est élu MVP du tournoi et soulève l’or olympique. Il est l’homme fort de cette année 2004. Bague + médaille d’or = légende vivante.

Tout récemment, Ginobili a prolongé pour un an de plus avec les Spurs, de quoi faire durer un peu plus le plaisir. Sa fidélité pour sa franchise n’a d’égale que sa classe. Pour finir, une petite vidéo best-of du génie argentin.