20 juillet 2018. 5 jours après la deuxième étoile française sur le maillot, la folie est légèrement retombée et on commence tout doucement à s’emmerder. Pas de Ligue des Champions avant 2 mois, pas de Grand Chelem avant 1 mois et demi, pas de NBA avant 3 mois. Période creuse mesdames et messieurs. Certains me diront Tour de France, la bonne vieille Grande Boucle. Mais bon, entre nous, voir la Sky chargée avec du sang de chevreuil écrabouiller tous ses concurrents, c’est moyen niveau excitation. 

Mais, attention, le 20 juillet, c’est aussi la date d’anniversaire de notre cher ami Ben Simmons. Le tout juste Rookie Of the Year fête aujourd’hui ses 22 piges. De quoi lui rendre un tout petit hommage. Il le mérite le petit kangourou.

Benito est né le 20 juillet 1996 à Fitzroy en Australie. C’est bien, c’est cool, ça sent les vagues, le soleil et le monoï mais pour un joueur de son envergure, il va bien falloir traverser le Pacifique à un moment.

C’est ce qu’il fera à 17 ans pour rejoindre le lycée floridien de Monteverde. Là-bas, il explose tous les records et se révèle être un futur joueur exceptionnel. Il jouera deux saisons au sein de ce lycée et sera même considéré en 2015 comme étant le meilleur lycéen du pays. Normal, quand toi tu boucles péniblement ton 3 x 500 mètres pour avoir 17 au bac, lui il envoie des dunks devant des milliers de lycéens en folie. Chacun sa route, chacun son chemin.

Après le lycée, l’université. Evidemment. N’est pas LeBron James qui veut et puis de toute façon, la NBA interdit maintenant les lycées de se présenter à la draft sans avoir fait au moins une année en college (université). Benoit Simon file chez les Tigers de Louisville pour la saison 2015-2016. Pas une équipe historiquement réputée mais de quoi bien se mettre en avant auprès des recruteurs. Les Tigers ne se qualifieront pas pour le championnat national NCAA mais Ben fera parler de lui à chaque rencontre. Il est prêt pour aller en NBA. Avec du recul, Ben Simmons raconte que la NCAA est une perte de temps et qu’il faudrait laisser la possibilité aux meilleurs lycéens de rejoindre directement la NBA pour accélérer leur progression. A méditer Mister Silver.

Comme toute grosse future star qui se respecte, Simmons sera drafté en 1ère position par les Sixers de Philadelphie. Il rejoint une équipe au fond du trou qui a pour projet de se construire année après année grâce à la draft. Après Embiid, voici Simmons. Sauf que patatra (et oui patatra), l’australien se fracture le pied droit et ne jouera pas une seule seconde de la saison. Paie ta nouvelle de merde côté Philly. Jouant normalement au poste d’ailier ou ailier fort, le staff des Sixers annonce au cours de sa saison blanche que Simmons jouera meneur la saison suivante. Meneur de 2,08m, cimer le retour de Magic Johnson.

C’est là qu’on va rentrer dans le vif du sujet. Saison 2017-2018. Remis de sa fracture au pied, Ben Simmons est enfin prêt à fouler les parquets NBA, son statut de rookie préservé. En effet, n’ayant pas joué une seule seconde lors de la saison précédente, Ben n’a pas perdu son statut. Au grand dam de ses concurrents pour le trophée du rookie de l’année, Donovan Mitchell le premier.

Que dire de sa saison 2017-2018 ? Fascinante, électrisante, juste excellente. Avec un QI basketball largement au-dessus de la moyenne, une capacité de pénétration assez impressionnante pour un meneur et une qualité de passe hors du commun, Ben Simmons s’est révélé comme étant l’un des joueurs les plus complets de la Ligue, un peu à la manière -à son échelle- de tonton LeBron.

Ses stats confirment cette tendance : 15,8 points / 8,1 rebonds / 8,2 passes de moyenne par match. Grotesque en fait. Rajoutez à ça que le gars a claqué 13 triples doubles sur la saison. C’est juste le 2ème meilleur total de l’histoire pour un rookie. Juste derrière Big O évidemment mais juste devant Magic Johnson. Pas mal situé le Simmons, pas mal situé. Sa saison statistique exceptionnelle, combinée à son entente exceptionnelle avec Joel Embiid, et malgré l’absence longue durée de l’autre numéro 1 de la draft Markelle Fultz, a permis aux Sixers de retrouver les playoffs, après 6 ans de disette. Beaucoup trop long pour une ville comme Philadelphie.

Ces playoffs, les Sixers les ont d’abord bien entamés en dominant logiquement le Heat au 1er tour. Malheureusement en demi-finales, ils se sont fait rouster par les Celtics et Ben Simmons est tombé, sur cette série, sur plus fort que lui en la personne de Jayson Tatum. Le numéro 3 de la draft a éclaboussé cette série de son talent et Ben Simmons a montré ses limites face à une telle opposition.

Mais, si on prend la stricte saison régulière, il est parfaitement logique que l’australien ait reçu le trophée de Rookie de l’année. Débat sur son statut mis à part. Il ne nous intéresse pas. Ok, il a gagné en maturité en 1 an, ok il est parti avec de l’avance par rapport aux bébés de 2017, mais les règles sont les règles. Il est rookie, il a été plus fort. Point à la ligne. Même si selon NBA 2K19, Benito est au même niveau que Mitchell et Tatum avec une note de 87. Ce qui n’a pas plus à l’australien. Attention, la bête va se réveiller.

SKY IS THE LIMIT pour ce gamin, et ce, malgré sa relation tumultueuse avec Kendall Jenner. Même si on sait que Kardashian et basket ne font pas bon ménage…