Ca y est, on a les 8 qualifiés pour les quarts de finale de cette édition 2017 de l’US Open. Enormément d’absents, l’idole de NY, les deux légendes, et quelques puceaux. Voilà ce qui nous attend aujourd’hui et demain à New York. 

Allô ? C’est le Vestiaire du Sport qui te parle.

Bas du tableau

Sam Querrey (17) vs Kevin Anderson (28)

Un homme en forme contre un revenant. Deux gros serveurs. Il va pleuvoir des aces ce soir entre l’américain et le sud-africain. L’oncle Sam nous a fait un été très solide au sortir d’un Wimbledon qui l’avait vu atteindre les demi-finales, une première pour lui en Grand Chelem. Querrey a le mérite d’enchaîner chez lui aux US. Après une victoire écrasante contre Zverev Senior au tour précédent ponctuée par 55 coups gagnants pour seulement 8 fautes directes (oui c’est du délire), Sam va avoir des solides arguments à faire valoir. En face, Kevin Anderson, qui est presque revenu à son meilleur niveau après deux ans de blessure (pense à Diaby, lui ça fait 20 ans) a su profiter d’un tableau favorable et de l’élimination de Zverev Junior pour se hisser jusqu’en quarts de finale. Pour ce quarts de finale d’ATP 250, on voit bien une victoire de Querrey en 4 sets.

Pablo Carreno Busta (12) vs Diego Schwartzman (29)

Putain, on aurait pas mis un francissou sur cette affiche au début du tournoi. La cote devait être stratosphérique. Tu mets 3 centimes, tu t’achètes une villa à St Tropez. Enfin bref, ce match fait sous rêver, on le sait, on est désolé. Mais au moins, tu peux être sûr que tu verras des rallyes. Carreno Busta, même s’il ne fait pas beaucoup de bruit, est maintenant aux portes du Top 10 mondial. Lui, contrairement aux français, a su profiter de l’affaiblissement, voire du retrait pour certains, des grosses têtes d’affiches du circuit. En face, on retrouve le tombeur de Lucas Pouille. Même s’il paraissait diminué physiquement lors du dernier match, il s’en est sorti. Mais, très honnêtement, Carreno Busta est un poil au dessus. Victoire de l’espagnol en 4 sets.

Haut du tableau 

Rafael Nadal (1) vs Andrey Rublev 

Le patron actuel du circuit vs son plus grand fan. Le jeune russe de même pas 20 ans a fait son trou et aura l’honneur de pouvoir affronter son idole de toujours. Le sentiment doit quand même être assez énorme. L’espagnol l’a joué un peu en mode diesel en début de tournoi mais a clairement passé la vitesse supérieure hier en huitièmes contre Dolgopolov. Une victoire claire et nette 6/2 6/4 6/1. No comment. Rafa retrouve les quarts à New York. Une première depuis 2013 et sa 2ème victoire ici. En face, Rublev continue sa folle aventure. Après avoir sorti Dimitrov (tête de série numéro 7) au 2ème tour, il a hier écrasé un David Goffin quelque peu diminué. Mais il n’a clairement pas volé sa place. En challenger à la même époque l’année dernière, le russe va se retrouver sur le Arthur Ashe mercredi face à Rafael Nadal pour aller chercher une place dans le dernier carré. Chapeau Rublev et non pas Chapeau Valov. Néanmoins, on voit Rafa passer, mais peut-être pas si facilement que ça. Victoire du taureau en 4 sets.

Roger Federer (3) vs Juan Martin del Potro (24)

L’idole de NY, ce n’est pas Roger non, c’est Jean Martin de la Poutre. L’argentin, vainqueur ici en 2009 (en finale contre Roger Federer justement) a encore pu se rendre compte à quel point les spectateurs l’aimaient d’amour. Hier, il nous a sorti le comme-back de l’année contre Dominic Thiem. Mené 6/1 6/2 en réalisant à peine 3 coups gagnants, puis 5/2 dans le 4ème set, il a fini par s’en sortir 6/4 au dernier set. Scénario hollywoodien. L’autrichien était dévasté, au contraire de l’argentin complètement sur un nuage après une des plus belles victoires de sa carrière. Il sera opposé en quarts de finale au plus grand joueur de tous les temps, Roger Federer. Le suisse, qui cherche une 20ème couronne en Grand Chelem, a écrasé hier pour la 12ème fois en autant de rencontre l’allemand Philipp Kohlschreiber. Plus le tournoi avance, plus Roger se rassure. Il va falloir du courage à Delpo après une telle débauche d’énergie. D’un point de vue fraicheur physique et malgré les souvenirs de la finale de 2009, on voit bien une victoire de Federer en 4 sets.