Alors oui, pour les plus jeunes, lorsque l’on parle de Ronaldo, la plupart penseront à Cristiano, l’homme à la gâchette facile en Liga, mais il ne faut pas oublier qu’avant lui, son homonyme a terrassé les défenses européennes et internationales pendant longtemps. Certes, désormais, on le voit un peu plus dans les McDonalds que sur les terrains de football mais Le Vestiaire du Sport a voulu retracer, en chiffres, la carrière emblématique du numéro 9 de la Seleção brésilienne.

1976 : Le petit Ronaldo, de son vrai nom Ronaldo Luis Nazário de Lima, est né le 22 Septembre 1976 dans un quartier forcément pauvre de Rio de Janeiro sinon l’histoire ne serait pas aussi belle. Il pèse 3,36 kg à la naissance (un beau bébé) et est baptisé de son nom en référence au médecin qui l’a mis au monde. Il reçoit son premier ballon à l’âge de 4 ans et le garde toujours avec lui, même en dormant. Très vite, il supporte le club de Flamengo et se passionne à aller au stade encourager son équipe préférée.

7 : Ronaldo foulera les pelouses du monde professionnel durant dix huit ans. Et durant cette petite vingtaine d’années, il chaussera les crampons dans sept vestiaires différents. Il commence sa carrière au Cruzeiro où il restera une seule année. C’est peu mais quand on voit ce qu’il a pu apporté au club, cela semble suffisant. L’année suivante, il décide de quitter son continent Sud Américain pour se lancer à l’assaut des pelouses européennes et atterrit aux Pays Bas, au PSV Eindhoven. où il restera deux petites années. Ras le bol des températures négatives l’hiver, Ronaldo décide de quitter le nord pour le sud et le FC Barcelone où il fait trembler les filets du Camp Nou durant une seule saison avant de s’envoler en traversant la Méditerranée, à l’Inter Milan où il reste cinq saisons. Il décide de faire le chemin inverse en signant au Real Madrid, chez l’ennemi espagnol, en tant que Galactique. Il reste cinq ans et refait le chemin inverse (décidément) pour signer au Milan AC, encore chez l’ennemi (décidément). Il y reste une saison et repart sur ses terres, au Corinthians, où il mettra un terme à sa carrière.

531 : C’est le nombre de matchs que notre homme du jour a disputé durant sa carrière de joueur de football. Si on divise ce nombre par le nombre de saisons qu’il a joué, on tourne à environ 30 matchs par saison, ce qui est vraiment solide. Une telle longévité n’existe quasiment plus dans le football moderne. Si on va encore plus loin et qu’on devient un peu débile, on se dit que si il a disputé 531 matchs dans des stades quasiment pleins, avec une affluence moyenne de 40000 spectateurs, ça fait plus de 21 millions de personnes (30 millions si on compte les matchs internationaux) qui ont eu la chance de voir cette immense champion évoluait sur une pelouse. Et si on divise le carré de l’hypoténuse par 2 ça fait, bon allez on arrête parce que là, on dit n’importe quoi.

366 : Il Fenomeno empile les buts tout au long de sa carrière. Il termine sa carrière avec une moyenne de 0,68 but par match. Stratosphérique. Au Cruzeiro, il plante 58 buts en 60 matchs, soit près d’un but par match, oklm. Il a à peu près cette statistique dans tous les clubs où il est passé puisqu’à Barcelone, il joue 49 matchs pour 47 buts, au Real 177 matchs pour 104 buts et à l’Inter 99 matchs pour 59 buts. Alors toi, quand tu mets ton triplé lors de ton futsal du dimanche soir, en lendemain de berle, redescend de quelques étages sinon on t’envoie par La Poste les statistiques de Ronaldo Senior.

98 : Evidemment, une carrière pareille ne pouvait s’arrêter au simple fait de jouer en club. En équipe nationale, Ronaldo dispute 98 matchs. Pour la forme, c’est quand même vachement rageant de ne pas avoir pu disputer deux matchs de plus pour aller claquer un nombre à trois chiffres. Tant pis pour toi mon pote, t’avais qu’à t’y filer un peu plus en 2009-2010, au lieu d’être obnubilé par la mal bouffe, pour être potentiellement sélectionné pour la Coupe du Monde en Afrique du Sud.

62 : C’est le nombre de pions qu’il a planté avec son équipe de canaris. On parle pas du FC Nantes mais bien du Brésil au cas où t’avais toujours pas compris où on en était dans l’article. Il se place en 23ème position, juste devant Zlatan Ibrahimovic en terme de meilleur scoreur. Le meilleur marqueur est iranien et s’appelle Ali Daei avec 109 buts en 149 sélections. Cette info, c’est juste pour que tu t’endormes un peu moins con ce soir, ne nous remercie pas.

15 : Pendant des années et des années, Ronaldo a été le meilleur buteur de la Coupe du Monde avec 15 réalisations. Malheureusement, ce record a été battu lors de la Coupe du Monde 2014 au Brésil (tout un symbole) par l’Allemand Miroslav Klose qui le devance désormais et à jamais d’une unité.

2 : Il parait si petit ce chiffre comparé à l’immensité de la carrière de ce joueur mais attends de voir ce qu’on a à te dire. C’est juste le nombre de Coupe du Monde que Ronaldo a gagné à lui tout seul en 1994 et 2002. Alors, impressionné ? Non ? Mais arrête un peu, dis toi que même les plus grands joueurs français n’en ont gagné au plus, qu’une seule. Et quand tu sais que Christophe Dugarry l’a gagné, tu ferais mieux de te taire et de retourner apprendre ta table de 2. 2 x 4 ? Voilà tu sais pas. Allez va t’en, tu m’as gonflé.

1997 & 2002 : Pour ceux qui ont bien répondu à la question juste au dessus, d’abord, on voulait vous féliciter. C’était pas si facile que ça. On vous remercie aussi d’être encore là parce qu’on en dit des conneries mais on espère que vous rigolez quand même bien avec nous. Bref, on va pas chialer non plus. Comment une carrière comme celle de Ronaldo ne pouvait elle pas être ponctuée de titres personnels ? C’était impossible et c’est pour ça qu’il a gagné deux fois le Ballon d’Or en 1997 juste avant notre Zorro à nous, notre Zizou national, Zinédine aka Zidane la roulette et en 2002 juste après Michael Owen.

4 : Pour remarquer la longévité de la carrière de Ronaldo, il suffit de compter le nombre de Coupe du Monde consécutives que le joueur a disputé. Elles sont au nombre de quatre ( 1994, 1998, 2002 et 2006). Cependant, il n’est pas le recordman dans cette affaire puisque Matthaüs et Carbajal en ont connu cinq d’affilées.

14/02/11 :
Et pour clore cet article, on voulait marquer cette date à l’encre indélébile. D’abord parce que ce jour là, un immense champion a raccroché les crampons mais aussi parce que le 14 Février, c’est censé être la Saint Valentin et quand on connait le nombre de conquêtes de Ronaldo, on se dit qu’il a bien fait de choisir cette date, il a pu se mettre en statut « occupé » sur WhatsApp afin d’éviter les nombreux appels de toutes ces femmes qui l’harcèle pour avoir le dernier sac Chanel.