2009, c’est vraiment l’année où la Terre ne tournait pas ronde. Et pour cause ! Bordeaux devenait Champion de France, Roger Federer remportait pour la seule fois Roland Garros, le duo infernal de commentateurs Da Fonseca – Da Silva n’existait pas et pourtant nous assistions à l’un des Clasicos les plus fous de la dernière décennie.

Les équipes pour le choc

Real Madrid : Casillas – Marcelo, Heinze, Ramos, Cannavaro – Metzelder, Diarra, Gago – Raúl, Robben, Higuaín
Barcelone :
Valdés – Pique, Puyol, Alves, Abidal – Xavi, Iniesta, Touré – Eto’o, Henry, Messi

Le contexte 


Barcelone se déplace sur la pelouse du Bernabeu en position de leader à la veille de la 34ème journée de Liga. 4 points séparent les deux équipes (82 contre 78 points) même si on peut déjà considérer à ce moment là que les barcelonais ont un cinquième point d’avance tant leur attaque est hallucinante. 94 buts en 33 matchs soit quasiment 3 buts par match. +68 de différence de buts contre + 42 pour les madrilènes et cette tendance va encore s’accentuer au coup de sifflet final.

C’est parti pour le festival !

À la 14ème minute de jeu, début des festivités avec Sergio Ramos, déjà floqué de son numéro 4, qui met une infuse à Eric Abidal pour centrer sur le crâne de Gonzalo Higuaín qui place une tête imparable que ne peut repousser Victor Valdés (1-0). On redécouvre l’iguane avec des cheveux longs, ça fait bizarre.
Barcelone n’aura pas douté longtemps puisque 4 minutes plus tard, Thierry Henry trouve un relais avec Messi qui lui remet une merveille de passe lobée, où Ramos se fracturera d’ailleurs 8 vertèbres en tentant de dégager le ballon d’un retourné, pour aller défier Casillas. Evidemment, tout le monde connait Titi, tout le monde savait qu’il allait faire sa spéciale, une frappe enveloppée dans le petit filet opposé, mais apparemment le gardien merengue s’était endormi pendant la séance vidéo de la veille (1-1).
À la 20ème minute de jeu, Henry encore lui, accélère sur le côté droit de la défense madrilène et se fait mettre par terre par une prise de catch du policier Cannavaro. Le coup franc est tiré par Xavi qui dépose un bijou sur la tête de Puyol qui n’a plus qu’à catapulter le ballon au fond des filets (1-2).
Pendant un quart d’heure, les hommes de Pep Guardiola se procurent un paquet d’occasions, puis à la 30ème, Lassana Diarra s’emmêle les pinceaux devant le fort pressing de Xavi. Messi récupère le ballon et s’en va défier Casillas. Un extérieur du gauche dans le petit filet suffira aux Barcelonais pour faire le break et mener 1-3.

À la 56ème minute, Andres Iniesta se sent pousser des ailes et pense pouvoir prendre Sergio Ramos au physique. Un coup d’épaule plus tard, le madrilène se retrouve au sol et l’arbitre siffle coup franc. Arjen Robben, la patte gauche, s’en charge et délivre un caviar pour ce même Sergio qui ne se fait pas prier pour réduire le score. Bernabeu reprend espoir (2-3).
Ramos alterne le bon et le très mauvais dans ce match. Euphorique après son but, il oublie de s’aligner avec ses coéquipiers en défense. Xavi lance Thierry Henry qui voit Casillas sortir de son but (à notre avis, c’était plus pour aller s’acheter des popcorns que pour dégager le ballon) et le crucifie (2-4). Le match est quasiment plié.
Mais Barcelone ne va pas s’arrêter là. À un quart d’heure de la fin du match, Messi trouve un relais avec Xavi qui fait complètement tourner en bourrique Ramos (qui sortira de ce match en dépression). Le milieu barcelonais a fait faire un tour complet à Ramos avant de décaler Léo pour qu’il aille planter son petit doublé, tranquille (2-5).
Et c’est pas fini #PUBSFR, comme si la branlée n’était pas assez forte, comme si les madrilènes n’avaient déjà pas assez honte, à la 83ème minute de jeu, Eto’o accélère sur le côté gauche de la défense, centre fort devant le but où se trouve un piquet qui doit s’y reprendre à deux fois pour marquer dans le but (2-6). On ne sait toujours pas ce que faisait Gerard Piqué à cet endroit là. Peut être que Shakira était dans les tribunes et qu’il a voulu l’impressionner en y allant de son petit goal pour la draguer.

Jeu, set et match Barcelone !

À la suite de ce match, Marca titrera « Se acabo » comme si le Real Madrid n’existait plus, était mort. En fin de saison, Barcelone s’adjugera la Liga avec 9 points d’avance sur leur adversaire du soir. 105 buts marqués pour 35 encaissés. Une véritable démonstration de force. La même année, les Barcelonais réaliseront le doublé grâce à leur victoire en Ligue des Champions contre Manchester United 2-0. Une année parfaite.