Il y a treize ans jour pour jour, le 19 Mai 2004, Valence remportait la Coupe de l’UEFA face à Marseille dans un match qui aura tenu toutes ses promesses. Une victoire nette et sans bavure pour des Espagnols qui étaient intouchables.

Les compositions d’équipe

Valence CF : Canizares – Curro, Torres, Ayala, Marchena , Carboni – Rufete , Albeda, Baraja, Vicente – Angulo

Olympique de Marseille : Barthez – Ferreira, Beye, Hemdani, Meité, Dos Santos – Flamini, N’diaye, Meriem – Marlet, Drogba

L’avant match

La partie se déroule sous un soleil radieux dans le magnifique stade de Göteborg en Suède où 40 000 spectateurs se sont amassés pour suivre les futures péripéties de cette rencontre. Marseille aligne son attaquant vedette, Didier Drogba, qui a complètement survolé la saison mais qui aborde diminué la finale à la suite d’une blessure à la hanche au match précédent. Marseille a éliminé Liverpool en huitième de finale, l’Inter Milan en quart et Newcastle en demi finale. Un parcours extraordinaire qui leur laisse un grand espoir de ramener le trophée sur la canebière. De son côté, Valence a éliminé successivement l’équipe turque de Gençlerbirligi, les Girondins de Bordeaux et Villarreal.

Le match

La première période est très hachée. Marlet, Vicente et Carboni sont sanctionnés d’un carton jaune durant ce premier acte, témoin de l’affolante intensité que les vingts deux acteurs ont mis sur le terrain. Il ne passera quasiment rien pendant 45 minutes jusqu’au moment où sur un centre de Rufete, Mista élimine Beye, lobé. Barthez sort les deux pieds en avant et accroche le Valencian. Denis Brogniart éteint le flambeau de Fabulous Fab, carton rouge pour le gardien marseillais, retour au vestiaire plus tôt que prévu, petite douche et go regarder la deuxième mi-temps en tribune. En tout cas, ça fait penalty pour Valence. Et pan, la double peine, on en parle ? Vicente ne se fait pas prier et envoie le ballon dans les filets d’un Gavanon qui n’aura pas touché le cuir avant de s’en prendre un (1-0).
Le deuxième acte commence et Marseillais tente tant bien que mal d’inverser le cours des événements. En vain car juste avant l’heure de jeu, sur un contre à montrer dans toutes les écoles de football, ce diable de Mista double la mise et porte le score à 2-0. Malgré ce coup de couteau, les Olympiens n’abdiquent pas et se ruent sur le but de Canizares. Drogba se fait envoyer au sol à chaque fois qu’il touche le ballon et Mr Collina, l’homme de la jaquette de PES 2003, ne bronche pas et ne signale que certaines fautes. Sacré Pierrot.

Bilan

Une défaite 2-0 pour des Marseillais qui ne pouvaient pas espérer mieux aux vues d’un contexte qui leur était clairement défavorable. Durant la première mi-temps, Marseille a pourtant fait jeu égal avec Valence. On retiendra de la composition d’équipe marseillaise et du match qu’Habib Beye est réellement meilleur en tant que consultant qu’en tant que joueur. Fabien Barthez se souvient encore de cette sortie hasardeuse mais ne regrette rien mis à part le fait de ne pas avoir cassé la cheville du joueur adverse. Camel Meriem, qui a été remplacé par Gavanon, ne se remettra jamais d’avoir été sacrifié pour un gardien aussi nul. Steeve Marlet se demande encore à l’heure d’aujourd’hui comment José Anigo avait pu avoir cette idée lumineuse de l’avoir titularisé alors qu’il était considéré comme une chèvre se baladant sur la canebière par les supporters. On retiendra du côté espagnol que Rafael Benitez est devenu un grand entraineur ce jour là et que si il a pu, par la suite, entrainer des équipes comme Liverpool, l’Inter Milan et le Real Madrid, c’est certainement grâce à cette belle épopée européenne.