On est le 22 juin 2012 à Miami. Il y a 5 ans jour pour jour. Le Heat de Miami vient de remporter les finales NBA 4-1 face à OKC. Le King LeBron James, arrivé l’année passée pour gagner un titre, peut enfin mettre une bague à son doigt à 27 ans. 

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Contexte

L’histoire commence le 8 juillet 2010. Après 7 ans passés aux Cavs, chez lui, LeBron James décide de rejoindre le Heat et le fait savoir lors d’une interview télévisée rebaptisée « The Decision ». Après une finale NBA en 2007 (au cours de laquelle les Cavs se sont fait croquer par les Spurs de TP), et une dernière désillusion en 2010, LeBron prend la décision de partir. Il rejoint son meilleur pote Dwyane Wade, accompagné de Chris Bosh. Un big three est né.

Lors de leur première saison ensemble, les trois stars emmènent le Heat en finale comme en 2006. Malheureusement, les Mavs du grand Dirk les battent en finale. La malédiction continue pour le King. Début 2011, c’est le lock-out, la saison commentce avec 2 mois de retard et ainsi seulement 62 matchs sont joués. Miami termine 2ème de la conférence Est derrière les Bulls de Derrick Rose, MVP de la saison précédente. Lors de cette saison, LeBron est élu MVP de la saison régulière pour la troisième fois après 2009 et 2010. Il rentre un peu plus dans la légende, mais il n’a toujours aucune bague à son doigt.

Les playoffs

Lors des playoffs, Miami affronte les Knicks de Carmelo Anthony au 1er tour. 4-1. Tranquille. Comme une lettre à la poste. Ensuite, ça se complique un peu contre les Pacers d’Indiana particulièrement emmerdants à cette époque avec George, West et Hibbert. Le Heat finit par s’imposer lors de cette série 4 victoires à 2 (Indiana menait 2-1) avec notamment un Game 6 de mammouth de Dwyane Wade à 41 points. Miami retrouve en finale de conférence les Celtics de Rondo, Pierce, Garnett et Allen, la fameuse équipe qui a remporté le titre en 2008. On le sait, LeBron adore jouer contre les Celtics. Il réalise très souvent des prestations de bargeot même s’il s’est parfois cassé les dents avec ses Cavs avant de rejoindre Miami. Cette série en fut l’illustration parfaite avec en point d’orgue un Game 6 de zinzin au TD Garden pour égaliser à 3-3. 45 points, 15 rebonds. Les Celtics, même chez eux, ne pouvaient rien faire face au King. Ensuite, Miami a su enchainer et remporter le Game 7 à la maison malgré un triple-double de Rajon Rondo. Le Heat va chercher ses 2èmes finales consécutives.

En finale, le Heat affronte le Thunder qui a sorti les Spurs en finale de conférence. Un trio magique Durant – Westbrook – Harden qui fait vraiment vraiment flipper avec du recul. OKC a l’avantage du terrain sur ces finales grâce à un meilleur bilan sur la saison que Miami. Le Thunder va en profiter en remportant le Game 1 à la maison grâce notamment à 36 points de Kevin Durant. Mais, malheureusement pour eux, le Game 2 va leur échapper de 4 points. Miami recolle à 1 partout et récupère l’avantage du terrain. Les choses se compliquent pour OKC au vu du format de l’époque pour les finales en 2-3-2. Miami a 3 matchs d’affilée à domicile et peut plier l’affaire à l’American Airlines Arena (revoir notre article sur le naming des stades). Par la suite, le Heat va contrôler face à de trop tendres joueurs d’OKC. Malgré quelques performances remarquables (notamment les 43 points de Westbrook au Game 4), le big Three du Heat est beaucoup trop fort. Si ce n’est pas LeBron, c’est Wade qui va faire son numéro ou alors Chris Bosh qui va dominer la raquette. Miami va s’imposer 4-1 dans ces finales. LeBron remporte enfin sa première bague et par la même occasion son premier titre de MVP des finales. Enfin. A bientôt 28 ans, il touche enfin le Graal. MVP de la saison régulière, MVP des finales, une bague. Quelle saison ! Et le plus dingue, c’est qu’il a remis ça l’année d’après.

Certes beaucoup critiqué pour son départ à Miami, ça lui a permis de remplir ses objectifs et d’avoir la méthode de la gagne pour la transmettre à SA ville, Cleveland. Le titre de 2016 en est la preuve. Vous le savez, on vous l’a déjà dit, on est pas fan des haters ici. Vive LeBron, Vive le Roi.