On touche bientôt au but mesdames et messieurs, plus qu’un match et on pourra aller dormir pendant des heures et des heures tant cet Open d’Australie aura été éprouvant pour nos petits yeux. D’un côté, on est heureux et d’un autre, on se dit qu’après ça le tennis va un petit peu nous manquer en attendant les prochaines grosses échéances en Mars avec le Masters d’Indian Wells suivi de celui de Miami la semaine d’après. En attendant, le Vestiaire du Sport est toujours là, au garde à vous, pour vous raconter ce qu’il s’est passé durant les demi-finales du premier majeur de la saison et vous donner son petit pronostic quant à la finale qui se jouera dimanche à partir de 9h30 du matin en France.

Marin Cilic – Roger Federer 

La première demi-finale, qui se jouait sur la Rod Laver Arena jeudi matin, mettait aux prises le croate Marin Cilic et le britannique Kyle Edmund. On ne sait pas si vous avez pu voir le match mais on a assisté à un récital du côté croate tant Cilic a été au dessus durant l’intégralité des deux heures et dix-huit minutes de ce match. Dans la première manche, match il n’y a pas eu puisque le croate s’est emparé deux fois du service adverse pour s’adjuger la première manche au petit trot (6-2). La deuxième manche a été beaucoup plus disputée entre les deux hommes qui ont décidé de ne pas lâcher leur mise en jeu. Finalement, le croate a fait parler l’expérience et s’est imposé 7-4 dans le tie-break. Si Kyle Edmund avait réussi à accrocher ce deuxième set, certainement que cette demi-finale aurait connu un tout autre scénario mais l’expérience a primé sur la fougue et l’insouciance du jeune britannique. Edmund qui n’avait jamais réussi à remonter deux sets contre lui en Grand Chelem devait être un peu résigné dans la troisième et dernière manche puisque son adversaire l’a breaké très tôt pour ne plus lâcher sa mise en jeu, se permettant même de breaker une deuxième fois, comme dans la première manche, son adversaire du jour. Au final, Marin Cilic se qualifie pour la finale du tournoi australien en trois petites manches (6-2, 7-6, 6-2) et disputera sa troisième finale en Grand Chelem après celle de l’Us Open gagnée et celle de Wimbledon perdue face à un certain… Roger Federer.

La deuxième demi-finale, qui s’est terminée il y a quelques minutes, opposait Roger Federer, tête de série numéro 2 et vainqueur l’an passé, au jeune et très prometteur Hyeon Chung, 58ème mondial avant le début du tournoi. Et match il n’y a pas eu entre les deux hommes puisque le coréen était diminué par une blessure au pied. Déjà que c’est compliqué de gagner contre Federer quand on est à 110% alors quand on est à 60%, ça devient quasiment mission impossible. Le premier set n’a été qu’une partition parfaitement maitrisée par le Suisse qui n’a laissé qu’un seul jeu à son adversaire. Bis repetita dans la deuxième manche où Roger Federer a fait le break à 2-1 pour s’envoler et mener 5-2. C’en était trop pour Chung qui décidait d’abandonner. Sur la fin, le coréen ne pouvait même plus se déplacer et a fait le bon choix pour éviter d’aggraver sa blessure. Victoire donc de Roger Federer (6-1 5-2 ab) qui va disputer dimanche sa septième finale à l’Open d’Australie.

Dans les confrontations directes, Roger Federer mène 8-1 face à Marin Cilic. Les deux joueurs se sont rencontrés à quatre reprises en Grand Chelem pour 3 victoires à une pour Federer. La dernière confrontation avait vu Roger soulever un énième trophée à Wimbledon. Mais cette victoire laissait un gout amer à Cilic qui n’avait pu défendre totalement ses chances. La seule victoire de Cilic, c’était à l’US Open où le croate avait été impressionnant pour s’imposer en trois petits sets. Pour son 1389ème match de sa carrière, Roger Federer aura à coeur de remporter son sixième titre en Australie. Si Cilic arrive à jouer le même tennis qu’en 2014 en Amérique, il pourra vraiment embêter Federer. Avec une victoire, Federer pourrait déposer un vingtième trophée du Grand Chelem dans son armoire, ce qui serait tout simplement fabuleux.

Alex : Victoire de Federer en 4 sets, Paul : Victoire de Federer en cinq manches