Cette nuit avait lieu la 2ème cérémonie des NBA Awards tel que le concept existe aujourd’hui. On attend la fin des finales NBA et on remet tous les prix. Pas la meilleure formule étant donné qu’il nous reste tous en tête les souvenirs des playoffs qui ne doivent pas surtout pas biaiser notre jugement. C’est la cérémonie célébrant la saison régulière. Point barre. Donc, cette nuit, à Santa Monica, tout le gratin de la NBA (et non pas le gratin de pommes de terre) était présent pour ces NBA Awards 2018 débriefés rien que pour vous par le Vestiaire du Sport. 

MVP : James Harden 

Oui, ça peut faire mal au coeur à certains après les playoffs stratosphériques -peut-être les plus beaux de l’histoire- réalisés par King James. Mais, le roi de la saison régulière, c’est James Harden, y’a pas à chier. Il a d’ailleurs écrasé LeBron en terme de votes.

Meilleur marqueur de la Ligue à plus de 30 points de moyenne, presque 9 passes de moyenne et une équipe de Houston dominant la Ligue de la tête et des épaules avec 65 victoires, record de la franchise. Ok, il a bien été aidé par un Chris Paul refusant de vieillir et faisant encore des merveilles à la mène. Mais le Barbu méritait son titre. Bravo à lui.

Defensive Player of The Year : Rudy Gobert 

OUI ! OUI ! OUI ! ENFIN ! Tellement logique. Devant deux autres mastodontes Anthony Davis et Joel Embiid. Il a écrasé le classement. Et c’est tellement normal tant Rudy a été stratosphérique cette saison. Le pivot du Jazz fait peur à tout le monde et c’est en grande partie grâce à lui que Utah s’est retrouvé en demi-finale de conférence malgré la perte à l’intersaison de son meilleur joueur, Gordon Hayward.

Rudy, on t’aime !!

Rookie Of the Year : Ben Simmons

Là encore, si on reste sur la saison régulière, rien de plus logique que de voir Ben Simmons remporter le trophée. Les votes sont d’ailleurs catégoriques. On met très clairement de côté le débat de savoir si Ben Simmons est un « vrai » rookie (drafté pour la saison 2016-2017, l’australien avait été blessé toute l’année et n’avait ainsi pu jouer le moindre match de la saison, « décalant » en quelque sorte son année de rookie). Passeur hors paire, un QI basket bien au dessus de la moyenne, une capacité à attaquer le cercle très intéressante. Il est au dessus des autres et tout ça sans shoot. Qu’est-ce que ça va être quand il aura décidé de le bosser…

MIP : Victor Oladipo 

Il s’agit du trophée de la meilleure progression de l’année. Un peu comme le gars de ta classe qui était dans les choux et qui s’est réveillé pour avoir les Félicitations au dernier trimestre. Quasiment à l’unanimité (99 votes sur 101), Oladipo a remporté ce trophée. Que c’est mérité ! Il a réussi à faire oublier le traumatisme du départ de Paul George et a failli battre LeBron lors des playoffs ? Vous rendez-vous compte ? Sky is the limit pour ce monstre.

Sixth Man of the Year : Lou Williams 

Ou le Manu Ginobili Award. Deuxième titre pour Lou Williams. Après être allé le chercher chez les Raptors en 2015, il réédite la performance du côté des Clippers. LouWil a été précieux, très précieux, dans ce marasme qu’a été la saison de LA. Cela n’a pas permis d’aller chercher les playoffs mais il a quand même fait un bien fou.

Coach of the Year : Dwane Casey

Cocasse. Sacrément cocasse. Un Coach de l’Année licencié. C’est comme si dans ta boite, t’étais le plus efficace parmi 32 salariés mais que t’étais un des seuls à te faire dégager comme un petit étron des forêts. Il a réussi l’exploit d’emmener les Raptors en tête de la Conférence Est. Mais le sweep face aux Cavs et l’humiliation infligée par LeBron ont eu raison de sa tête. Dommage, il faisait un beau coach de l’année hier soir.

Play of the Year : LeBron James 

On ne pouvait pas partir sans récompenser le King. Sacrilège. LeBron est reparti avec son trophée de l’action de l’année sous le coude. Un block strato suivi d’un buzzer beater de l’espace face aux Wolves. On vous cale la vidéo, par amour et pour terminer sur une belle note sucrée.

Celui-là est pour mon ami.