Et voilà, la Coupe du Monde 2018 c’est fini, c’était beau, c’était bon, c’était fort, un peu comme l’accouplement d’un homme et d’une femme qui ne se sont pas vues depuis des années et des années. Vingt ans, sept mille trois cent jours que la population française et l’Equipe de France attendaient de pouvoir broder une deuxième étoile sur notre beau maillot tricolore. Et ce dimanche 15 Juillet restera à jamais gravé dans le marbre. Les Bleus sont immortels pour l’éternité et le Vestiaire du Sport tenait à féliciter l’ensemble des joueurs en leur attribuant une petite note plus ou moins subjective.

Hugo Lloris (7/10) : En bon capitaine, Hugo a su mener le navire français à bon port. L’objectif annoncé était une demi-finale, il aura finalement réussi à amener tout le monde sur le toit du monde. Malgré quelques creux en finale, dont une énorme boulette qui aurait pu valoir très chère, Victor Hugo Lloris nous a récité son plus beau poème, qui plus est, sur le bout des doigts. 

Benjamin Pavard (9/10) : BENJAMAIN PAVAAAAAARD, je crois que maintenant on le connait. À l’origine du tube de l’année qui sortira dans les bacs très prochainement et du but de l’année sorti tout droit d’une frappe en pleine lucarne lors d’une belle après midi, le sosie de Jeff Tuche a été l’une des révélations de ce Mondial. Ce mec là, c’est un diamant. 31 matchs avec les Bleus dans toutes les catégories, zéro défaite. Alors même si t’as pris un énorme bouillon en finale sur ton côté droit, on ne t’en voudra jamais. On envoie d’ailleurs un de tes reins à Perisic pour le consoler. 

Lucas Hernandez (8/10) : Certes, tu n’as pas eu la popularité de ton homologue de l’autre côté de la défense mais sache Lucas, que personne n’a oublié que tu es à l’origine de la passe qui amène ce but d’anthologie. Beaucoup l’ont oublié, mais sans toi, on aurait très certainement pris un but de Messi en contre à la 90ème et on se serait sorti tranquillement par la petite porte. Dans l’ensemble, c’est du très bon boulot, tu lâches rien, t’es dur sur l’homme même si t’as pris une sacrée valse hier soir sur un épaule contre épaule. On a qu’un seul conseil, muscle ton jeu Lucas pour les prochaines années et tu deviendras grand.

Rafael Varane (9/10) : Toi mon coco, t’étais dans ton élément en Russie. Le trophée en Ligue des Champions ça t’a pas du tout rassasié. T’en voulais toujours plus, ça se voyait à tes canines bien aiguisées. Et puis ton but contre l’Uruguay en quarts de finale, c’était pas un symbole ça peut être. Il y a quatre ans, t’envoyais un missile contre ton camp et là, tu nous offres une demi-finale sur un plateau. Pour l’ensemble de ton oeuvre, tu mériterais presque une statut sur les Champ de Mars, mais il y a quand même eu plus fort que toi dans l’équipe. Tu feras encore mieux dans quatre ans si ton corps le veut.

Samuel Umtiti (9/10) : Il nous entraîne au bout de la nuit, qui ça, qui ça, SAMUEL UMTITI ! Et bah oui mon petit Sam, toi aussi t’as eu droit à ta petite chanson posée sur un beat des années 1980 et tu l’as bien mérité celle là, crois moi. Alors autant, on est pas tout à fait chaud pour que tu gardes cette célébration dégueulasse sur tes buts où on a l’impression que t’es totalement démembré, mais par contre si tu peux garder le même coup de tête encore quatre ans pour nous planter le même en finale de la prochaine Coupe du Monde au Qatar, on prend. Dans l’ensemble, t’as été monstrueux, un vrai roc et en plus t’avais un genou en bois, putain t’es vraiment un Dieu, Sam, et si Sam c’est celui qui conduit et qui ne boit pas, bah rien à foutre t’as l’autorisation du LVS pour t’en mettre une énorme et rentrer en scooter sans casque.

Paul Pogba (8/10) : Sans toi, on aurait été perdu. Didier a bien fait de te faire confiance malgré tes piètres performances en club cette saison. On a tout aimé de toi, tes gestes techniques, tes passes pour créer le décalage, ton but en finale, tes conférences de presse endiablées, tout, vraiment tout. Tu es jeune, dynamique, t’aimes voyager et faire voyager tes adversaires, t’es trilingue. Putain mais qu’est ce que tu fous dans le foot, va plutôt postuler dans une entreprise du CAC 40. Ah non, on est con tu gagneras beaucoup moins, reste dans le foot en fait.

N’golo Kante (10/10) : Le petit bonhomme de cette Coupe du Monde 2018, sans aucun doute. Réservé, parfois même trop timide, tu as su faire preuve d’excellence dans ton talent et ton placement. La science du jeu, tu l’as connais sur le bout des doigts. Des bouquins t’en as avalé un paquet, mais des kilomètres on en parle même pas. Le football t’es né avec, c’est ta raison de vivre. Ton sang il est pas rouge, il est vert comme la pelouse que tu foules tous les week-ends en Angleterre. Bravo N’Golo, la prochaine hymne nationale, c’est toi qui la composera parce que la Marseillaise, elle devient vraiment has been.

Blaise Matuidi (7/10) : Notre petit Blaise national qui nous a encore fait vibrer par ses chutes vertigineuses de 20 centimètres où il a toujours trouvé le temps de nous faire marrer avec ces têtes et gestuelles improbables. N’oublie pas qu’à la base, t’étais quand même pas dans les plans de Didier, hein, t’as failli peler des oranges pendant un mois. Mais grâce à ta fougue et ta technique si particulière, tu as réussi à reléguer Lemar sur le banc, et ça c’est fort, tout le monde pourra pas se vanter de ça dans sa vie. Tu rentres dans le cercle très fermé des cinquante joueurs champions du monde. Qui l’aurait cru à l’époque où tu t’entravais tout seul dans le chaudron de Saint Etienne.

Antoine Griezmann (7/10) : T’as mis du temps à rentrer dans ton tournoi, comme si cette finale de Ligue Europa t’avait coupé les pattes. Gros, t’as battu Marseille, c’était pas non plus l’exploit de l’année. Mais une fois que t’as mis la machine en route, tu as été l’homme de la situation. Quelques pénaltys et une frappe détournée par la passoire en guise de gardien uruguayen mais surtout beaucoup d’expérience malgré ton jeune âge, voici la recette du succès pour être champion du monde. Maintenant, tu vas lâcher ton maté deux minutes, décaniller une bonne bière avant de passer sur de l’alcool dure. Tu as bien mérité ta petite taule avant de retourner te faire bizuter par ton entraineur.

Olivier Giroud (8/10) : Et bah oui, au Vestiaire du Sport, on est les plus fervents défenseurs d’Olivier Giroud. Le mec, c’est un bison, il te fait un boulot sur les défenseurs c’est stratosphérique. Alors oui, il perd une quantité de ballons inimaginable et il fait pas toujours les bons choix, mais bordel le mec était tout seul devant à se faire charcuter les tibias pendant que les mecs autour attendaient tranquillement avec un verre à la main, une déviation. Bravo Olivier, zéro but, c’est à l’image de ta saison, une saison qui se termine par un titre de champion du monde. Tu peux désormais poser ta crotte sur les Messi, Ronaldo etc parce qu’ils ont beau mettre des quintuplés contre Getafe, ils pourront jamais se targuer d’avoir une étoile personnel à leur actif.

Kylian Mbappé (25/10) : Mon petit Kylian d’amour, on pourrait te faire un article à toi tout seul tellement tu as été phénoménal pendant un mois. T’as 19 ans, t’as déjà le palmarès d’un mec de 34 ans. T’es un Dieu, un crack, t’es à la fois une tortue ninja et le meilleur jeune de cette Coupe du Monde. Sache qu’il y a 66 millions de français qui rêvent de te faire un câlin aujourd’hui. Mais toi ton câlin tu ne veux le donner qu’à ce trophée que tu as remporté hier et c’est bien normal. Merci Kylian, merci pour ces accélérations balle au pied, ces cassages de reins intempestifs, ces frappes chirurgicales dans les petits filets, ces célébrations qui te caractérisent tant. T’es le plus beau, le plus fort, t’es notre préféré pour la vie.

Et comme ils ne sont pas onze mais vingt trois, on en profite pour tirer un grand coup de chapeau à tous les autres, ceux qui ont plus ou moins joué et ceux qui n’ont pas joué du tout. Dites vous que vous avez été tout aussi importants que les autres. Votre bonne humeur communicative a permis au groupe de se sentir bien et de vouloir la gagner. Sans vous, rien de tout ça n’aurait été possible. Et puis entre nous, Flo Thauvin, t’es quand même le meilleur joueur de cette Coupe du Monde.