Décidément, cette première semaine de janvier a mis à l’honneur la formule 1. Après avoir rendu hommage au skieur fou Michael Schumacher, le Vestiaire du Sport fête aujourd’hui avec vous les 33 ans d’une autre immense star, Lewis Hamilton. Alors, soyez prêts, parce que ça va très très vite.

1985

Lewis Carl Davidson Hamilton naît le 7 janvier 1985 à Stevenage en Angleterre. Pourquoi Lewis ? Parce que Carl Lewis. Les parents étaient déjà assez fan de tout ce qui est vitesse. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que leur petit bonhomme ne va pas les décevoir.

8

C’est à l’âge de 8 ans que petit Lewis commence à s’intéresser à tout ce qui est mécanique. Non pas pour devenir garagiste au grand dam de Monsieur Mendez. Mais bien pour piloter. Il se met au kart et impressionne très vite. Il gagne des championnats, est invité à des événements. Il est tellement bon et prometteur que Ron Dennis, patron de McLaren, lui fait signer un contrat alors qu’il a seulement 12 ans. Le deal est simple : Dennis lui finance sa carrière et Hamilton signe chez McLaren dès son arrivée en F1.

2002-2006

De 17 à 21 ans, Lewis fait ses armes dans les championnats satellites. Formule Renault, Formule 3, GP2. Il passe avec brio chacune des étapes, devenant ainsi champion du monde de GP2 en 2006.

2007

Il fait ses grands débuts en Formule 1 en 2007 avec McLaren-Mercedes. Son coéquipier est Fernando Alonso, double champion du monde en titre, rien que ça. Sa première saison est incroyable pour un rookie. Jusqu’au dernier Grand Prix, il peut remporter le Championnat du Monde. Mais c’est finalement Kimi Räikkönen, le déluré finlandais, qui remportera le titre au terme d’un grand prix du Brésil complètement dingue. Lewis termine à la 2ème place, juste devant son coéquipier double champion du monde. Il devient le 2ème pilote de l’histoire à terminer à cette position lors d’une première saison. Hamilton et la précocité, une vraie histoire d’amour.

4

Trêve de plaisanteries. On rentre dans le lard. Comme les bagues en NBA, on va évoquer les titres de champion du monde. Et Lewis Hamilton n’est pas en reste avec 4 titres. Le premier en 2008 lors de sa deuxième saison en F1. Qui avait fait de lui –avant l’arrivée de Vettel– le plus jeune champion du monde de l’histoire. Puis le doublé 2014-2015. Et enfin 2017. Sweet. 1 titre avec McLaren. 3 avec Mercedes (Hamilton a rejoint Mercedes en 2013 après quelques saisons compliquées chez McLaren).

A quelle position cela le place-t-il dans la hiérarchie mondiale ? Plutôt haut. Derrière les 7 titres de notre Schumi d’amour et les 5 de Fangio. A égalité avec Sebastian Vettel (4 titres consécutifs entre 2010 et 2013) et Monsieur Alain Prost. Et devant des légendes telles qu’Ayrton Senna ou Niki Lauda, le boss honorifique de son écurie Mercedes. En parlant de Lauda, si vous n’avez pas vu le film RUSH, c’est un crime. Achetez-le, téléchargez-le, faites comme vous voulez mais par pitié, regardez-le. C’était le moment cinéma sponsorisé par le Vestiaire du Sport.

62

Comme son nombre de victoires en Grand Prix. Plutôt costaud pour un mec qui a 10 ans de carrière. Seul Michaël Schumacher le devance avec 91 victoires. Il va falloir cravacher pour aller le chercher. Mais c’est possible. Ce sera juste une question de motivation et de santé. Pas de talent. Il en a plein les doigts.

72

Là, par contre, il l’a son record. Celui du nombre de poles positions. 72 poles pour le britannique sur toute sa carrière, contre 68 pour Schumi. Plus de poles que de victoires pour la fusée argentée. Ok, Lewis est plus fort que l’allemand en séance de qualifications, rien à dire. Mais ça veut aussi peut-être dire qu’Hamilton est un moins bon pilote en course ou alors qu’il a été victime de plus d’accidents et de problèmes techniques. Ce qui, effectivement, n’arrivait quasiment jamais à Schumacher lorsqu’il dominait outrageusement le championnat. Qu’importe, Lewis a ce record-là et ça risque d’être compliqué d’aller le chercher.

131 000 000 

C’est en livres sterling, la fortune estimée de Lewis Hamilton, qui est en 2017, le sportif le plus riche de Grande-Bretagne. Effectivement, ça rapporte la F1. Et petit Lewis sait parfaitement comment gérer son image avec les marques et également sur les réseaux sociaux. Plus de 4 millions d’abonnés sur Facebook. C’est pas dégueu. Un peu comme le Vestiaire du Sport quoi. Ok, ça marche.

Petit bémol 

C’est le petit bémol du Vestiaire du Sport. Non pas à l’encontre de Lewis Hamilton mais plutôt par rapport à la F1 de manière générale. Cela fait des années que ce sont des écuries qui dominent à tour de rôle le championnat. Plus que les pilotes. On a eu l’époque Red Bull avec Vettel de 2010 à 2013. Puis, Mercedes depuis 2014 -avec 3 titres d’Hamilton et 1 titre de Rosberg-. Certes, cette année, il y a eu une vraie confrontation entre deux pilotes appartenant à deux écuries différentes avec le duel Hamilton-Vettel. Mais il y a vraiment trop d’écart entre les voitures. Et trop peu de pilotes peuvent sortir du lot et faire de belles choses. Donc, on a une concurrence vraiment réduite à 4-5 pilotes, pas plus. C’est ce qui est dommage.

Mais cela n’enlève rien au talent d’Hamilton qui est certainement, au-delà de sa voiture, le meilleur pilote du plateau depuis des années. Joyeux anniversaire bonhomme, on sait que tu sais profiter.