Quand on pense à Fabrice Fiorèse, ce qui nous vient tout de suite en tête c’est le mot « simulation ». Dans la cour ou au futsal du dimanche, dès qu’un de tes potes tombe pour pas grand chose, tu lui balances le classique : « fais pas ton Fiorèse ». Un exemple pour certains, un paria pour beaucoup d’autres. Pour fêter ses 42 ans, retour sur une carrière pas comme les autres, entre trahisons et plongeons. 

Allô ? C’est le Vestiaire du Sport qui te parle.

Début chez les Gones 

Il a presque 21 ans lorsqu’il joue son premier match en Ligue 1 avec l’Olympique Lyonnais. Pas précoce le gamin. A cet âge-là, Mbappé aura déjà joué 234 matchs en Champions League. Ensuite, il bouge en Bretagne à Guingamp, club dans lequel il va jouer durant 4 saisons. Il inscrit 44 buts en 124 matchs et permet notamment à l’En Avant de remonter en Ligue 1. On dit merci qui ? Merci Fab.

Le fameux passage PSG-OM

Mais c’est là que sa carrière devient marrante et pimentée. C’est au cours du mercato hivernal de la saison 2001-2002 que Luis Fernandez, alors entraîneur du PSG (avant de gueuler comme une poissonnière jusqu’à 2h du mat sur Bein), décide de faire venir Fiorèse du côté du Parc. Les supporters s’attachent à lui, son passage est une réussite même avec l’arrivée de Coach Vahid pour la saison 2003-2004. Mais avant ça, Fiorèse a marqué l’histoire. Non pas grâce à ses talents de footballeur, mais grâce à ses qualités d’acteur. Lors du match PSG-Bordeaux de la saison 2002-2003, Fab’ nous glorifie en fin de match d’une simulation scandaleuse dans la surface. Le pénalty est sifflé. Dans la foulée, il simule une agression du girondin Marco Caneira qui se fait exclure. Pour l’histoire, le péno sera raté mais le PSG l’emporte 1-0. Suite à cet incident, Fiorèse mange 2 matchs ferme de suspension pour simulation. Une première pour un joueur français. Et beh bravo Fab, merci pour l’appareil photo. En appel, il prendra même un 3ème match de suspension. Solide.

A la fin de la saison 2003-2004, tout se passe bien. Il est prolongé avec une revalorisation salariale conséquente et il a toute la confiance de Coach Vahid qui le nomme vice-capitaine du club. Mais va savoir pourquoi, ça lui a pris comme une envie de chier, à 15 minutes de la fin du mercato, il signe à l’OM et suit son pote Fred Dehu ayant fait le même trajet. Il déclare suite à son transfert : « L’OM a toujours été le club de mes rêves. J’ai l’impression de passer de la prison à la liberté« . Là, c’en était trop. Les supporters parisiens se sentent insultés, à raison. Ils lui feront payer cet acte de traîtrise lors de son retour au Parc sous le maillot phocéen. 13 banderoles à son nom avec des insultes d’une violence sans nom. « Déhu, Fiorèse, seul les rats quittent le navire » ; « Fiorèse : si le PSG est une prison, rends la savonette » ; « Fiorèse, tu simules aussi avec Déhu ». Des allusions homophobes ayant choqué même au sein de la direction du PSG. A juste titre. La violence est également venue du terrain. Sylvain Armand déclenche un tacle assassin contre Fiorèse et se fait exclure dans la foulée. Malgré cette infériorité numérique, le PSG l’emportera avec notamment un put de l’Aigle des Açores, Pauleta.

Globalement, son passage à l’OM sera une catastrophe et précipitera la fin de sa carrière qu’il passera au Qatar, à Lorient puis en Ligue 2.

Bilan, 77 buts, 234 simulations, et la haine d’un club.

Une suite de vie très compliquée

Il a essayé d’être dirigeant de club, il a vendu des glaces, il a ouvert un restaurant avec M. Pokora. Tout ceci sans succès. Mais il a surtout subi une tentative d’enlèvement orchestré par son ennemi juré, Ghislain Anselmini, qui a été condamné à 5 ans de zonzon. Là, pour le coup, il a pas simulé le Fabrice.

En tout cas, aujourd’hui c’est ton anniversaire, profite frérot !