« Je suis tellement concentré que j’oublie complètement les millions de spectateurs du monde entier qui peuvent m’observer, ainsi que cela s’est produit lors du plus grand match de ma vie, la finale de Wimbledon en 2008 qui m’a opposé à Roger Federer ». C’est avec cette pensée que Rafael Nadal aborde la finale de Wimbledon en 2008, considérée par beaucoup comme le grand plus match de l’histoire.

Un contexte déterminant

Roger Federer est quintuple tenant du titre. Depuis 2003, il est le maitre des lieux. Et aussi et surtout, il a dominé Rafa lors des deux dernières finales. La première fut sans appel. Même si le taureau avait réussi à gratter la 3èmemanche au tie-break, l’écart de niveau était bien trop important, le suisse se permettant même d’ouvrir les hostilités avec un petit bagel garni : 6-0 7-6 6-7 6-3. La deuxième fut nettement plus relevée, Nadal réussissant même l’exploit de pousser Federer à jouer un 5èmeset, finalement remporté 6-2 par le suisse. Le dauphin se rapprochait dangereusement. Et cette finale a servi de fondation pour celle qui nous intéresse aujourd’hui. Même si elle a été extrêmement dure à digérer à chaud par le majorquin : « La défaite de 2007 m’avait complètement démoli. Car je savais que j’aurais pu faire mieux, que ce n’étaient ni mes capacités techniques ni la qualité de mon jeu qui étaient en cause mais une faiblesse psychologique. Et j’avais pleuré dans les vestiaires après cette défaite, sans arrêt pendant une demi-heure. Des larmes de déception et de colère contre moi-même. J’étais en rage de m’être trahi tout seul. Je m’étais laissé distraire, j’avais lâché mentalement et j’avais changé ma ligne de jeu. C’était si bête, si insensé. Exactement ce qu’il ne fallait jamais faire dans un grand match. Tandis que les larmes coulaient sur mes joues, je pensais : plus jamais je ne veux éprouver cela ».

Le 8 juin 2008, soit moins d’un mois avant la finale de Wimbledon, Rafael Nadal et Roger Federer se retrouvaient sur le court Philippe Chatrier en finale de Roland Garros pour la 3èmeannée consécutive. Lors de la saison sur terre, les deux premiers mondiaux s’étaient affrontés à 2 reprises pour 2 victoires du majorquin. 7-5 7-5 à Monte-Carlo et un match très accroché en 3 sets à Hambourg. Mais à Paris, les choses ne se sont pas du tout passées comme prévu. Le suisse s’est fait littéralement marcher dessus par un Nadal complètement injouable. 6-1 6-3 6-0 en 1h48 de jeu. Rafa remporte Roland-Garros pour la 4èmefois d’affilée, et qui plus est, en ne perdant pas le moindre set. Roger est KO debout. Il déclara même après coup : « Oui, cette finale était un cauchemar. Et ça m’a peut-être coûté Wimbledon derrière. C’était un peu un rouleau compresseur. Je n’ai rien pu faire, je ne trouvais pas les solutions ».

Quelques jours après cette débâcle, Federer débute l’édition 2008 de Wimbledon avec un immense objectif en ligne de mire : devenir le premier joueur de l’Ere Open à remporter le même tournoi du Grand Chelem 6 fois d’affilée.

Un tournoi très tranquille

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que son parcours s’est avéré être une douce balade de santé.

Aucun set perdu, des victoires limpides, un Roger en mode patron à la maison.

Parcours de Roger :

-1ertour : 6-3 6-2 6-2 vs Hrbaty

Pour la petite info, toujours intéressant à ressortir en soirée ou lors d’une rencontre par équipes, Dominik Hrbaty est le seul joueur à avoir un bilan positif ou égal contre tous les membres du Big 4 (positif contre Federer, Nadal et Murray ; égal contre Djokovic)

-2èmetour : 6-3 6-4 7-6 vs Soderling

-3èmetour : 6-3 6-3 6-1 vs Gicquel

-4èmetour : 7-6 6-2 6-4 vs Hewitt

-Quart de finale : 6-1 7-5 6-4 vs Ancic

-Demi-finale : 6-3 7-6 6-4 vs Safin

Quant à Rafa, il se pointait à Londres plein de confiance et avec la certitude de pouvoir aller au bout et décrocher le Graal. Lors de ses six premiers matchs, il n’a laissé qu’un set en route. Plutôt tranquillou le taureau.

Parcours de Rafa :

-1ertour : 6-4 6-4 7-6 vs Beck

-2èmetour : 7-5 2-6 7-6 6-3 vs Gulbis

-3èmetour : 7-6 6-2 6-3 vs Kiefer

-4èmetour : 6-3 6-3 6-1 vs Youzhny

-Quart de finale : 6-3 6-2 6-4 vs Murray

-Demi-finale : 6-1 7-6 6-4 vs Schüttler

Le récit du match

Ce match de tennis, vous l’avez tous certainement vu, que ce soit en totalité ou seulement certaines parties. Pour les grands enfants nés dans les années 90, c’est LE match référence, celui qui a fait chavirer les cœurs, celui qui a fait crier de joie certains, celui qui a fait pleurer de tristesse d’autres. Ce genre de matchs qu’on n’oublie jamais. Tu te souviens très bien où tu étais, ce que tu faisais, quelles étaient tes réactions. Bon, je te rassure, même si tu trouves que je vais beaucoup trop loin, tu vas quand même kiffer te remémorer ou découvrir ces quelques heures. Les heures les plus longues. Les plus intenses. Bon ok, j’arrête, je vais parler du match.

Le premier point d’un match est important. Il permet de faire redescendre toute la nervosité accumulée lors des longues minutes le précédant. Rafa le sait et ce premier point a été déterminant pour lui : « J’avais effectué un retourde nature à le bousculer et à le faire immédiatement réfléchir. Sur ce point, j’avais maitrisé la balle sur chacune des sept frappes que j’avais faites. Cela m’avait détendu ». Effectivement, l’intensité du premier point avait été particulièrement élevée. Pas de round d’observation. Un gros coup droit d’attaque sur la ligne pour conclure le point côté espagnol. Le décor était planté. Les mots que Toni lui avait communiqué après leur premier duel à Miami en 2004 résonnaient dans sa tête et ne devaient pas un seul instant être oubliés : « Tu ne pourras jamais le battre sur le talent, sur la virtuosité de la frappe. Il sera toujours meilleur que toi pour sortir un point gagnant à partir de rien. La seule chose que tu puisses faire est de lui mettre la pression, de le forcer à jouer à la limite de ses capacités ».

Le premier set de cette rencontre a globalement été dominé par Nadal et c’est logiquement qu’il l’emporte 6 jeux à 4. Un break très tôt réalisé à 1 partout. Des jeux se service rondement menés. Et le tour était joué : « Le plan était de servir sur son revers, ce que j’ai fait sur chaque point dans le deuxième jeu, et pratiquement sur tous les jeux qui ont suivi ».

En revanche, le deuxième set avait très bien commencé pour le suisse qui breaka en premier pour très vite se détacher et mener 4-1. Mais, à partir de ce moment, il s’est écroulé et a perdu 5 jeux consécutifs, en gaspillant énormément d’occasions de break et Rafa menait 2 manches à rien : 6-4 6-4 : « Je menais 6-4 6-4. Encore un set et j’étais le champion de Wimbledon. Pourtant je ne pressentais pas la victoire. C’était Federer, et contre lui, il n’était pas question de se relâcher. En outre, je savais que le score de 6-4 avait été injuste. Sur l’ensemble du set, il avait mieux joué que moi ». Il y a une phrase prononcée par Federer lorsqu’il a reparlé de ce match qui me semble être très intéressante. Après avoir évoqué l’humiliation subie lors de la finale de Roland-Garros quelques jours plus tôt, il a déclaré : « Ça m’a fait mal, et après, lors de la finale de Wimbledon, je perds les deux premiers sets parce que j’avais trop de respect. Je savais qu’il y avait un danger après ce qu’il m’avait fait à Roland ». Cette phrase est juste incroyable. Federer, maitre des lieux depuis 5 ans, qui te dit qu’il perd les deux premiers sets de la finale à cause du respect qu’il a pour son adversaire. C’est là qu’on se rend compte de l’impact phénoménal qu’a eu cette finale de Roland jouée moins d’un mois auparavant, et à quel point Nadal peut être traumatisant sur terre-battue. Il peut briser n’importe qui. Et c’est pour ça qu’il est le meilleur joueur de l’histoire sur cette surface. Et encore, dites-vous qu’à l’époque, il n’avait remporté « que » 4 Roland-Garros. Aujourd’hui, 11 ans plus tard, il en a 8 de plus dans la besace.

Il fallait absolument rebondir pour le suisse. Il n’avait plus le choix. Remonter ce terrible déficit et croire en cette improbable remontada.

Ce troisième acte a été marqué par la première interruption due à la pluie alors que le suisse menait 5 jeux à 4. Qu’importe, les serveurs ont été les plus forts lors de cette manche et le premier tie-break de la finale allait être disputé. Un tie-break remporté par Federer. Sous pression, dos au mur, alors qu’il n’avait pas d’autre choix, le numéro 1 mondial est sorti de sa boite pour revenir à 2 manches à 1 et le taureau commençait à sentir son souffle sur sa nuque : « Perdre le troisième set au tie-break avait été une claque, mais c’était de l’histoire ancienne à présent. Je savais qu’il ne pourrait pas continuer à faire des aces à chacun de ses services comme il l’avait fait dans le troisième set ».

Maintenant, place au 4èmeset, au bijou de cette finale. Rafa l’admet : « En terme de pure qualité de jeu, le quatrième set a peut-être été le meilleur de la finale ». Un scénario identique à celui de la troisième manche. Des serveurs plus forts que les retourneurs et un second jeu décisif devait être joué entre les deux hommes. Et quel jeu décisif ! Certainement le plus fou et le plus dramatique de l’histoire de ce sport. Pour ceux qui n’ont jamais eu l’occasion de vivre ce quart d’heure d’histoire, je les invite vivement à le faire. Frissons garantis. Rafa prenait le meilleur départ pour mener 5-2 avec deux services à suivre. Une avance quasiment décisive : « En servant, à 5-2 pour moi, je sentais que j’étais sur le point de réaliser le rêve de ma vie. Et là ce fut ma chute… Quand je lançais la balle, je me disais : Attention à la double-faute, ne la rate pas. Pourtant je savais que j’allais la rater ». Et comme vous vous doutez, le taureau a fait une double à 5-2 et a ensuite enchaîné avec un mauvais point. Voilà le suisse revenu à 5-4. Plus de mini-break. Quelques minutes plus tard, ce tie-break, déjà irrespirable, a atteint une autre dimension, une dimension encore jamais visitée dans l’histoire de ce sport. On est à 7-7. Federer est au service. Très vite, il prend le contrôle du point avec son coup-droit. Il agresse Rafa plein coup-droit alors que le taureau avait été complètement déporté sur son revers sur le coup précédent. Un coup-droit qui aurait été gagnant contre 99% des joueurs. Mais Rafa s’arrache, allonge les foulées et décoche un passing long de la ligne absolument hallucinant. Le suisse a beau se détendre de tout son long, ça ne suffit pas. Nadal vient de réaliser le passing du tournoi pour s’offrir une balle de match. La deuxième –la première ayant été sauvée grâce à un service gagnant d’une précision chirurgicale de la part de Federer-. Vous croyez avoir tout vu ? Attendez ce point : « Ce fut l’un des rares, très rares, moments de ma carrière où je pensais que j’allais gagner juste avant de gagner. Les émotions prenaient le dessus et j’oubliais que la règle d’or du tennis, plus valable encore que dans aucun autre sport, était que rien n’est fini avant la fin… ». Pourtant, tactiquement, Rafa pouvait difficilement faire mieux que sur ce point. Un service extérieur sur le revers de Roger l’obligeant à effectuer un slice court. Rafa avance, envoie un coup-droit profond sur le revers du suisse, monte à la volée et là… BOUM… THE passing, un passing de revers long de ligne extraordinaire. Une frappe cristalline. Rafa ne peut rien faire, hormis constater les dégâts : « J’ai rejoué ce point dans ma tête des centaines de fois. Le film est toujours là, dans ma mémoire ».  Les deux plus beaux passings du tournoi, coup sur coup. Exceptionnel. Quelques secondes plus tard, Roger remportait le tie-break. 10 points à 8. Deux manches partout. L’ultime acte pouvait démarrer.

La tension commençait à vraiment croitre. Une fois de plus, les serveurs dominaient le match. Et, à 2-2, la nature frappait de nouveau, laissant la pluie faire son œuvre et renvoyer les deux hommes au vestiaire. Une seconde interruption rajoutant encore plus à l’intensité dramatique de ce match. Il faut savoir que dans ces moments-là, les joueurs patientent au sein du même vestiaire. Rafa a confié, à propos de cette seconde interruption :« Cette fois, dans le vestiaire, à la différence de ce qui s’était passé lors de la première interruption, c’est Federer qui était silencieux et moi qui parlais. Mon père, ma mère, tout le monde m’a avoué par la suite avoir été sidéré d’apprendre par la bouche de Toni à son retour du vestiaire à quel point mon état d’esprit était enjoué et constructif ». Autant la première interruption avait été très compliquée à gérer pour le taureau. Autant celle-ci est passée comme une lettre à la poste. A leur retour sur le terrain, les deux gladiateurs ont continué à se rendre coup pour coup. Jusqu’à cette balle de break pour Federer à 4-3 pour lui. 30-40 sur le jeu de service de l’espagnol. Et là, et c’est une leçon de tennis pour tous les compétiteurs qui me lisent, Rafa a modifié son plan de jeu pour servir plein coup-droit de Federer, puis a envoyé un coup-droit d’attaque plein coup-droit du suisse qui lui a ensuite permis de claquer un smash facile dans les tribunes : « Jamais je n’avais joué un point aussi important avec tant de courage, tant d’intelligence et tant d’efficacité ». Encore une occasion manquée par le numéro 1 mondial. Le combat allait se poursuivre un peu plus longtemps. 6 partout. L’obscurité gagne le court central à toute allure. Il faut continuer. Rafa cogite à ce moment-là : « Je voyais qu’il était incontestablement plus fatigué que moi, moins sûr de ses coups et j’étais d’autant plus frustré de l’inlassable efficacité de son service qui se révélait être son unique soutien ». Puis 7-6 Federer. Après le match, Pascal Maria, arbitre de la rencontre, avouera qu’il avait été décidé à ce moment-là que si le score allait jusqu’à 8 partout, le match allait devoir être interrompu à cause de la nuit puis terminé le lendemain. Rappelons qu’à l’époque, le court central n’était pas encore équipé d’un toit. Mais là, coup de théâtre. A 7-7, Rafa breake Roger. Il va pouvoir servir pour le match. Pascal Maria confie après le match : « Pendant tout le match, il avait toujours laissé passer Roger devant lui pour s’asseoir en premier au changement de côté ou retourner sur le court. Sauf à 8-7. Là, il lui a grillé la priorité. Ça m’avait interpellé, et je m’étais dit : ça y est, l’outsider a pris le dessus sur le maître ».

Le taureau ne laissa pas s’échapper l’occasion. Malgré une nouvelle balle de match manquée, il finit par s’imposer sur une dernière faute en coup-droit du suisse. Nadal n’en croit pas ses yeux. Il l’a fait. Il a battu Roger Federer à Wimbledon. Il vient de réaliser le plus grand exploit de sa carrière. Devant un public conquis.

Les jours d’après

« C’était impossible de jouer. C’est dur pour moi, de perdre le plus grand tournoi du monde sur une question de lumière. Mais c’est comme ça. Je ne voyais presque plus contre qui je jouais. C’est de loin ma plus dure défaite. Je suis déçu, je suis cassé ». C’est avec ces mots que Roger Federer a entamé sa conférence de presse d’après-match. Sa plus dure défaite. Encore plus dure qu’à Roland Garros quelques jours plus tôt ? Quand un journaliste lui pose la question, sa réponse est pour le moins explicite : « Il n’y a pas de comparaison possible. Ici c’est le désastre. A Paris, c’était rien ».

Le sentiment de frustration parcourant le suisse peut notamment être illustré par une stat :

1/13, soit 7,7%. Roger Federer n’a converti qu’une seule de ses 13 balles de break. Un ratio famélique. A titre de comparaison, Nadal en a converti 4 sur les 11 obtenues. Ce problème d’efficacité sur les balles de break s’est avéré être un mal assez récurrent dans la carrière du suisse. Et surtout ce jour-là, ce mal lui a coûté la victoire.

Pour Nadal, cette victoire signifiait aussi qu’il allait enfin pouvoir s’acheter la voiture de ses rêves. En effet, comme il le dit dans sa biographie, sa famille ne voulait pas qu’il s’achète une voiture trop m’as-tu-vu ou tape à l’œil selon les anciens. Mais lui avait quand même envie de se faire un petit plaisir, une sorte de kiff. Or, le kiff apaise. Pour ceux qui ont la référence, bravo ! Son père lui avait dit avant Roland-Garros 2008 : ok tu pourras avoir ta voiture si tu gagnes Wimbledon. Rafa demanda si la condition pouvait être plutôt de regagner Roland-Garros. Non, trop facile, il fallait gagner Wimbledon, aller voler la couronne du roi Roger. Nadal a eu la voiture de ses rêves.

Pour Björn Borg et John McEnroe, qui pourtant se sont livrés des batailles épiques et historiques, ce match est le plus grand de tous les temps. Beaucoup d’observateurs du tennis partagent cette analyse. Personnellement, je la partage aussi. Tous les ingrédients étaient réunis, rien n’a manqué. Après, en terme de pure niveau de jeu, il y a certainement eu mieux. Pour Patrick Mouratoglou par exemple, certains des duels entre Djokovic et Nadal ont atteint des sommets tennistiques plus élevés.

De manière très concrète, cette victoire était synonyme de passage de flambeau. Rafa allait pouvoir récupérer la place de numéro 1 mondial du suisse. Eventualité évoquée par un journaliste face à Roger, il l’a balayée d’un revers de manche : « Ecrivez ce que vous voulez. Moi je vais essayer de recommencer à bien jouer, de gagner les Jeux Olympiques et l’US Open ».

Pour les JO malheureusement, il est tombé sur un James Blake en fusion en quarts de finale. C’est finalement Nadal, quelques jours plus tard, qui a croqué la breloque dorée et qui en a profité pour s’emparer du trône mondial, occupé par Federer depuis 237 semaines consécutives, record encore inégalé. Du 2 février 2004 au 18 août 2008. Plus de 4 ans et demi. Une éternité. C’est dire l’exploit retentissant réalisé par Rafael Nadal.

En revanche, à Flushing Meadows, le suisse avait remis les pendules à l’heure en remportant le tournoi pour la 5èmefois consécutive, face à Andy Murray en finale.

L’histoire ne s’est pas arrêtée suite à cette finale de Wimbledon 2008, mais l’histoire ne l’oubliera jamais.