On y est !! Après plus de 7 mois de compétition, il n’en reste plus que deux. Et que ce fut long à se dessiner. Deux finales de conférence irrespirables conclues au Game 7. Et la série Cavs vs Warriors qui continue pour la 4ème saison consécutive. Du jamais vu. LeBron 2018 vs le reste du monde, Acte IV. C’est parti, le Vestiaire du Sport vous y emmène comme si vous y étiez, sauf que vous y êtes pas. Voilà le concept. 

Finale Conférence Ouest : Warriors 4-3 Rockets

On a cru qu’ils pouvaient la perdre celle-là. Menés 3-2 dans la série après des Games 4 et 5 absolument dégueulasses et des fins de matchs de mouillette pour oeuf à la coque, les soldats californiens étaient dos au mur. Mais un coup de pouce du destin les a remis sur le droit chemin. Le corps de Chris Paul a dit Stop et les Rockets devaient poursuivre la bataille sans leur guide. Et une équipe sans guide et avec un James Harden aux abonnés absents, ça donne deux défaites et une horrible stat lors du Game 7. Vous la voulez cette horrible stat ? Les Fusées sont tristement rentrés dans l’histoire en devenant la première équipe à manquer autant de paniers à 3 points consécutifs dans un match de playoffs. 27 messieurs dames. 27 briques d’affilée qui ont scellé le sort des texans et envoyer la SuperTeam du pont doré en Finales NBA pour la 4ème année consécutive. James Harden MVP de la saison régulière OK, mais le titane recouvrant ses bijoux de famille pendant 82 matchs s’est vite transformé en pâte à crêpes. Bref, les Warriors, évidemment.

Finale Conférence Est : Cavaliers 4-3 Celtics 

LeBron, LeBron, LeBron, LeBron. Ce mec n’est pas de ce monde. 15ème saison dans la Ligue, plus de 100 matchs dans les pattes depuis octobre et ils nous sort un record du monde tous les soirs. Menés 2-0 puis 3-2, les Cavs s’en sont remis à leur King pour s’en sortir et forcer la décision dans l’antre du mythique TD Garden lors d’un Game 7 qui a cruellement mis en lumière l’inexpérience de ces magnifiques Celtics privés de leurs 2 top players. Mais bravo à eux, vraiment bravo. Mention spéciale à Jayson Tatum qui sera la future grande star de la Ligue à n’en pas douter. Adoubé par le King himself, le rookie est déjà un joueur exceptionnel et s’imposer de cette manière en aussi peu de temps dans une franchise aussi puissante que les C’s, on tire pas seulement le chapeau, on offre également le lapin. Pour revenir au GOAT, il nous sort un invraisemblable 34-9-9 depuis le début des playoffs à plus de 54% de réussite au shoot, un Game 6 de légende à la Q Arena avec 46 pions et 48 minutes de jeu pour finir la série. Get some rest, et peut-être on aura droit à une vraie opposition.

LE MATCH 

Saison régulière : 2-0 Warriors

Bon, on ne va pas se mentir. Sur le papier et au vu des récentes oppositions entre les deux équipes, on voit difficilement comment les Cavs pourraient ne serait-ce qu’exister face aux Warriors. Lors des dernières finales, la bande à LeBron s’était mangé un 4-1 sans aucune contestation, et Kyrie était là. Il ne reste plus qu’un All-Star pour épauler le King en la personne de Kevin Amour sur courant alternatif entre les blessures, les crises de panique et les briques de chez le voisin. Et ce ne sont certainement pas George Hill et JR Smith qui vont prendre le relais. LeBron est absolument seul, seul face à une armada composée de 4 All-Stars complémentaires comme jaja. Que faire ? Prier, essayer de claquer des 65-15-15 tous les soirs et péter les genoux du Snake pour éviter qu’il s’envoie un 2ème trophée de MVP des finales consécutif.

Après, les Warriors ne dégagent pas la même impression de sérénité que lors des playoffs de l’année dernière. Ils étaient arrivés en finale après avoir claqué 3 sweeps. Aujourd’hui, ils se présentent certainement un peu plus émoussés et avec ce sentiment qu’ils ne sont pas invincibles et qu’il s’en est fallu de très peu face aux Rockets. Comme en 2016 après la finale de conf’ face à OKC. Mais bon, en 2016, ils n’avaient pas KD et les Cavs avaient Kiri.

Tous les matchs-ups -excepté celui de James- sont largement à l’avantage des Warriors, notamment à l’arrière : Splash Brothers vs Brique Brothers (Hill et Smith), ça ressemble à une confrontation Adultes vs Juniors (mais avec des juniors bien fatigués).

Motif d’espoir pour Cleveland ? Les playoffs gigantesques du King qui fait plus peur que jamais. Un Tristan Thompson retrouvé après le scandale de sa tromperie avec Miss Kardashian, qui peut causer du tort au 5 de la mort californien qui se présente sans pivot sur le parquet (Andre Iguodala étant la 5ème roue de la Lambo). Et le retour de Kevin Love qui aura à coeur de prouver et de défendre son statut de All-Star tant remis en cause dernièrement.

En attendant, la rédaction se divise.

Paul : 4-1 Warriors // Alex : 4-3 Cavaliers