Episode 1 : Alisson Becker

Débuts

Mario tout court. Pas Super Mario. On ne ferait pas cet affront à notre plombier préféré. 

L’histoire de Mario commence péniblement. Il naît dans un pays qui n’existe plus. La Yougoslavie. Une sorte de petit continent qui a explosé en 6 pays, dont la Croatie. Mario est donc croate. Dans son malheur, il s’en sort bien. Il aurait pu être macédonien. Pour aller jouer des Coupes du Monde, c’est tout de suite plus galère. Galère Germain. 

Mario, c’est un peu une histoire de promotion interne. Il débute en Croatie dans un club éclaté, puis part rejoindre la capitale, Zagreb. D’abord dans un club plus modeste dans lequel il ne croisera pas Anthony. Puis, le Graal, le Dinamo. Si tu entrevois le début d’un tuto sur le cyclisme, tu peux t’en aller. Le Dinamo Zagreb. Il y restera trois longues saisons jusqu’à ses 24 ans. 

Allemagne

Comme son collègue Alisson, Mario a le mal du pays. A 24 ans, il veut découvrir autre chose. Du coup, il roule vers l’ouest quelques kilomètres et atterit en Allemagne, du côté de Wolsfbourg. L’Italie attendra. Ensuite, promotion interne oblige, il file au Bayern. Passage correct, pas un florilège de buts, Mario est aussi et surtout le serviteur d’un autre attaquant, un peu à l’image de notre immense Olivier Giroud. Marre des saucisses, on veut de la tortilla. 

Espagne

On va à Madrid, mais comme d’hab’, on commence doucement, avec l’Atletico. Une petite saison et puis s’en va. L’Espagne c’est trop le bordel niveau rythme de vie. Attendre 22h pour bouffer, c’est pas une vie. 

Pas de promotion interne, pas de Real. Il faut pas pousser, tu penses vraiment que Florentino Perez aurait signé un joueur aussi élégant qu’un tapir. Non, on préfère continuer son tour d’Europe. Merci la liberté de circulation des personnes. Et ouais, le droit européen, c’est comme le vélo, ça s’oublie pas. Let’s go to Italy. 

Italie

Et là, le mode opératoire change brusquement. On met de côté la promotion interne et on file direct à la Juve. On s’emmerde plus. A 29 ans, Mario n’a plus le temps pour ce genre de trivialités. 

Du côté de la Vieille Dame -et on le dit avec tout le respect qui se doit, ne croyez pas que j’aie le moindre problème avec les personnes âgées-, Mario aurait pu être un héros. Lors de cette finale de Ligue des Champions en 2017. Malheureusement, sa merveilleuse bicyclette a été noyée au milieu de 4 buts madrilènes. Comme quoi, ce soir-là, le beau est devenu l’ennemi du bien. 

En 2018, Mario Mandzukic, c’est un titre de Serie A -évidemment, la concurrence italienne est aussi féroce que ton colloc sous LSD-, un quart de finale en Champions League. Encore contre le Real. Bourreau un jour bourreau toujours. Un peu con cette phrase parce que traditionnellement, tu ne pouvais avoir un bourreau qu’une seule fois. Puisqu’au bout d’une fois, tu avais la tête coupée. Bref, oublions l’histoire, privilégions l’image. 

Et n’oublions pas de parler de ce magnifique périple russe ponctuée par une finale. Mais voilà, Mario tu es tombé face à plus fort que toi, une équipe qui a deux étoiles de plus que toi sur son maillot. 

En plus de ça, dans ma volonté de faire de l’élégance un critère important dans mon choix, je ne peux que te donner la 29ème place. Mais t’inquiète, tu n’es pas dernier, Alisson veille au grain. 

Pour la version vidéo, c’est juste en dessous.