#30 : Alisson Becker

#29 : Mario Mandzukic

#28 : Jan Oblak

Débuts

Dans la famille des guerriers, je demande le père. Voici Diego Godin. Pas le plus élégant, pas le plus sexy, pas le plus stylé, mais un putain de soldat. L’un des meilleurs défenseurs centraux du monde depuis quelques années, n’en déplaisent aux lobbyistes du beau. 

Diego nait à Rosario. Mais pas le bon Rosario. Pas le Rosario qui fait rêver et saliver. Non, pas le Rosario d’Argentine. Bah non, Diego est uruguayen. C’est pas mal quand même. Ils pourront toute leur vie se targuer d’avoir organisé et remporté la première édition de la Coupe du Monde. Un peu comme les Marseillais depuis 1993. A jamais les premiers, même si tu prends une rouste contre Montpellier et que tu joues avec Valère Germain en 9. 

Je divague. Revenons à notre mouton Diego, libre dans sa tête. 

Comme tous les autres, il commence sa carrière pro au pays. Avant de traverser l’Atlantique en solitaire, mais en avion. C’est plus safe. 3 saisons du côté du sous-marin jaune à l’époque où ce club avait un peu de street credibility. 

Atletico

Depuis 2010, Diego évolue à l’Atletico Madrid. Il y a joué plus de 300 matchs et remporté un paquet de titres. Liga, Europa League, Coupe du Roi, SuperCoupe d’Espagne, SuperCoupe d’Europe. Tout sauf la plus belle. Qui lui a résisté deux fois face à l’ennemi juré. En 2014, il aurait pu être le héros. Mais son homologue du Real, l’homme le plus décisif du siècle, Sergio Ramos, lui a arraché ce plaisir et son coeur avec. 

Comme son ancien coéquipier Mandzukic, Diego Godin a réalisé une belle Coupe du Monde avec son pays. Une belle victoire contre les champions d’Europe en titre portugais. Mais malheureusement pour lui, nos Bleus sont passés par là. Quarts de finale c’est pas mal Diego. On connait des Diego ayant eu plus de réussite, mais qu’importe. L’important c’est de participer hein. Merci Pierrot pour cette bouse qui traverse les générations comme un Compeed collé à ta vieille chaussette. 

Ok t’as gagné un trophée, ok tu n’es pas gardien, mais tu me fais autant vibrer qu’un discours de Besancenot, donc 27ème, c’est le mieux que je puisse te donner. Adios poto. 

Pour la version vidéo avec des petites images croustillantes, c’est par ici :