On est le 17 juin 1970 à l’estadio Azteca de Mexico. La RFA (Allemagne de l’Ouest) et l’Italie se retrouvent pour les demi-finales de cette Coupe du Monde 1970. Beckenbaeur et Müller (pas Thomas, le petit rat du Bayern) d’un côté ; Facchetti et Rivera de l’autre. Une affiche de rêve dans un stade devenu mythique. 47 ans après, retour sur « le match du siècle ». 

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En quarts de finale, l’Italie s’est défaite tranquillement du Mexique, pays hôte de la compétition. De son côté, la RFA s’est difficilement sortie des anglais 3 buts à 2 après prolongations.

Le 17 juin, italiens et allemands se retrouvent au Stade Aztèque, à Mexico, devant plus de 100 000 spectateurs. Des italiens en quête de gloire, eux qui n’ont pas touché le graal depuis plus de 30 ans. Face à des allemands qui ont su renverser un match extrêmement compliqué en quarts de finale (menés 2 à 0, ils l’ont emporté 3-2).

Dès la 8ème minute de jeu, l’Italie a réussi à trouver le chemin des filets grâce à Boninsegna. Les allemands sont déjà sous pression sous la chaleur accablante de Mexico. Une véritable fournaise. Par la suite, les allemands ont dominé le reste de la rencontre, poussant pendant plus de 80 minutes pour revenir au score. Ils ont enfin réussi à percer le verrou italien dans le temps additionnel grâce à un but de Schnellinger. 1 partout après 90 minutes. Des prolongations doivent être jouées. Et là attention. On va assister à 30 minutes de folie furieuse.

Dès la 94ème minute, Müller surfe sur la vague de confiance allemande en permettant à son équipe de prendre les devants. 2-1 pour la RFA. Mais c’était sans compter le défenseur italien Tarcisio Burgnich qui permet aux italiens de revenir à 2 buts partout. Juste avant la mi-temps des prolongations, l’Italie reprend l’avantage grâce à un but de Riva. Mais à la 110ème minute, l’inévitable Müller (qui finira meilleur buteur de la compétition avec 10 buts inscrits) égalise. 3-3. C’est la folie. Mais dès l’actions suivante, Rivera se retrouve seul au point de pénalty et ajuste le gardien allemand Sepp Maier. L’Italie marque le but de la victoire et s’impose 4 buts à 3. 5 buts en prolongations, un scénario complètement dingue. Les allemands sont abattus. Les italiens jubilent. Ils joueront la finale de la Coupe du Monde face au Brésil du grand Pelé.

Ce match est considéré comme étant le match du XXème siècle. D’ailleurs, le stade Aztèque, qui est le premier à avoir accueilli deux finales de Coupe du Monde (en 1970 et 1986), porte une plaque commémorative sur laquelle est écrite la mention suivante : « Le stade Azteca rend hommage aux équipes nationales de l’Italie (4) et l’Allemagne (3), qui ont joué pour cette Coupe du monde de la FIFA 1970 le « match​​ du siècle ». 17 juin 1970« . En Allemagne, ce match est vécu comme un véritable traumatisme. Mais un homme a marqué les esprits ce jour-là, c’est le « libero » allemand Franz Beckenbauer. Il s’est pété la clavicule pendant le match mais tous les changements ayant été effectués, il est resté sur le terrain avec son bras en écharpe. Le guerrier allemand. Mais, il ne faut pas oublier qu’il est quand même responsable du dernier but italien. Mais bon, la vie est bien faite, on ne retient quasiment que les bons souvenirs. A noter que les allemands prendront leur revanche sur la vie en gagnant la coupe du monde suivante en 1974, emmenés par un Beckenbauer capitaine.

En Italie, il s’agit d’un match référence dans leur histoire à tel point qu’on oublie complètement la branlée reçue en finale face au Brésil 4 buts à 1. Pas de troisième étoile mais une victoire que personne n’oubliera. C’est presque plus beau.